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Dead Pool

Le politiquement correct va sans aucun doute finir chauve si le ton change à ce point dans les Marvels…

Il va de soi qu’un anti-super-héro, bien bâti qui plus est, n’est pas pour me déplaire. Un humour décalé, des combats chorégraphiés, des effets spéciaux bien maîtrisés, et hop ! J’accours !

Alors je l’avoue, oui, je me suis bien marrée. Et si le « Interdit aux moins de 12 ans » me paraît en effet un minimum (à mon sens, les moins de 16 peuvent rester à la maison ne serait-ce que pour garder les premiers pendant que vous sortez), un autre avertissement devrait signaler de venir à jeun, sans son Valentin, et bourré d’une furieuse envie d’entendre un vocabulaire des plus fleuris. Le générique, voulant sans doute annoncer la couleur, donne le ton d’entrée de jeu et m’a laissé penser un court instant, malgré un slow motion des plus réussis, que je m’étais égarée dans la salle d’un film pour ados.

Moi, qui me suis pourtant forgée le mien, de vocabulaire, au fond d’écuries sombres et souvent peu fréquentables, je me suis surprise à en apprendre encore à entendre ce belâtre cagoulé aux fesses moulées de lycra avec ses répliques lubriques.

Parce qu’il fait bien, de se les mouler au lycra ses petites fesses. Ça, et tout le reste aussi d’ailleurs.

Par contre, les répliques incessantes parfois mal traduites, souvent too much au regard de la situation à l’écran, ben ça fini par fatiguer un peu. Alors on se détend en matant ce qu’il y a à mater, c’est à dire tout ce qui est rouge et noir et moulé de près.

Donc si je veux résumer de manière concise et efficace, disons que idéalement, il faudrait parfaitement maîtriser le jargon d’outre-Atlantique et venir le voir en VO pour apprécier toute la subtilité (si tant est qu’il y en ait…) des dialogues. Pour le reste (combats, effets spéciaux et trame de base) une bonne place dans la salle suffira. Et un sac en plastique . Parce que de l’explosion de cervelle à la tête tranchée, vous allez en avoir pour vos billets d’entrée. Ils avaient du compter avec la reprise de « Walking death »…

Quant au fameux teaser de fin de générique, franchement bof. Se sont pas foulé sur ce coup-là.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Les 4 Fantastiques

Bon, franchement, le challenge était facile.

Les deux versions précédentes avaient un peu facilité la tâche, devant la balayante unanimité qu’elles avaient soulevé quant à leur médiocrité (encore que, moi, j’avais bien aimé le Surfer d’Argent…). Bref, la version 2015 était très attendue, et le teaser avait parfaitement préparé le terrain pour une écrasante victoire par KO.

Et pourtant.
En fait, tout était dans le teaser…

Point de choc culturo-apocalyptique dans les salles cette fois-ci. On reste scotchés, certes, mais pas forcément par la qualité des images ou des effets spéciaux. Les transformations de l’homme-schamallow version Wallace et Grommit sont affligeantes. Ne parlons pas du scénario, inexistant. Et s’il n’y avait eu le tour de taille impressionnant de la jolie blonde fade,  on n’aurait même pas remarqué les costumes.

Non, franchement, rien à voir.

A moins d’être un adolescent surhormoné en manque d’imagination prêt à triper sur le premier semblant de courbe qui traîne, un inuite en quête d’une salle climatisée, ou juste qu’il pleuve des cordes, on a certainement beaucoup mieux à faire pendant les vacances. (D’ailleurs, s’il pleut, je vous conseille d’essayer les jeux de société plutôt. Si si. J’insiste.)

Ah, c’est sûr, pas besoin de cogiter des heures pour suivre la trame de l’histoire. Limpide comme de l’eau de source, tous les schémas actuels des « vrais bons » Marvels s’y retrouvent. De la « colonne de lumière qui ouvre une porte entre deux dimensions » (Man of steel, Ironman, Avengers, Thor…), aux vilains représentants du gouvernement qui veulent utiliser les talents des gentils (X-Men, Avengers, Avatar…), on retrouve un savant méli-mélo de recettes habituellement magiques qui, là, ne font pourtant pas prendre la sauce.

On dirait moi quand je cuisine. Une vraie cata.

Non, vraiment.
Je suis sûre que vous avez mieux à faire de vos vacances.
Retournez donc à la plage. Au moins là-bas, vous aurez de quoi mater.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Ant Man

C’est vrai quand même que le nom ne fait pas rêver.

Le concept non plus d’ailleurs… Un bonhomme minuscule qui chevauche une fourmi ailée ?… Mis à part me faire hésiter la prochaine fois que je mets un coup de bombe insecticide dans la maison, je ne voyais guère comment les studios Disney pourraient surenchérir sur les derniers Avengers. D’autant que je m’étais enquillé hier avec délice les 8 épisodes de « Agent Carter » qui ont assuré, sans que je ne l’ai prévu, une transition parfaite avec le tout début du film…

Même si d’aucuns pervers psychopathes s’étaient amusés au bureau cet après-midi à me culpabiliser de profiter de l’absence de mes trolls pour aller me la couler douce dans une salle climatisée, je fus subtilement inspirée de le faire quand même si j’en crois le petit nombre de spectateurs me permettant de choisir tout à mon aise LE siège central de l’allée presque centrale de la salle n°7, sans avoir à lutter de vitesse avec Bixente Goyenetche et ses copains de vacances, ou Mme Etcheverry et ses 4 bambins.

Il paraît que Stan Lee a attendu plus de 20 ans pour faire ce film (juste à temps d’ailleurs, parce que Michaël Douglas, bien qu’un peu rassis, est parfaitement à sa place d’ancien super-héro). D’un autre côté, à 130 millions de dollars le film, moi aussi j’aurai un peu attendu, histoire d’être bien certaine que les Marvels aient leur place dans les salles de cinémas et ne pas griller toutes mes économies d’un coup.

Même si le début, un peu long en baratins de tous genres (faut bien poser l’intrigue après tout), ne devrait pas tenir en haleine les moins de 10 ans, les choses ne tardent pas à se corser dans l’action, et ce fut pour mon plus grand bonheur.

Outre en prendre plein la vue avec une 3D plutôt bien maîtrisée, une bande son bien rock comme on aime depuis les Iron Man, et des piques d’humour à ne plus savoir où donner de la tête, on en a pour son argent.

C’est simple, je me suis tout simplement bien marrée.

A mon sens un cran au-dessus des Gardiens de la Galaxie pour ce qui est du second degré, les références incessantes non seulement au monde des Avengers, mais aussi à la « vraie vie » et son cortège d’objets du quotidien, nous portent d’un éclat de rire à un autre.

Ah oui, et puis on voit quand même qu’à 46 ans, un bon régime et quelques exercices peuvent encore, messieurs, avoir un effet positif sur vos pectoraux. En tous cas, ceux de Paul Rudd valent largement les 5 secondes qu’on leur consacre, 3D, ou pas 3D…

La suite, annoncée à grand renfort d’œillades appuyées, nous donne juste envie d’accélérer un peu les choses.

Et même si l’omniprésence actuelle des Marvels sur les écrans peut prêter à saturation, je trouve impressionnant que les producteurs aient à ce point harmonisé leurs choix financiers, et nous donnent en tir groupé des sessions entières de « séries » dont chaque épisode dure au moins 120mn…

Effet de mode, sans doute. Mais pour une fois, moi, j’aime bien suivre la mode.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

Avengers : l’ère d’Ultron

Mes collègues en seront témoins : j’étais à peu près aussi sereine aujourd’hui qu’une ado de 14 ans à qui on annonce que les One Directions vont venir chanter dans son salon…

Ils ont eu droit à tout au bureau :

  • au décompte toutes les deux heures du délai restant à courir avant la projection,
  • à l’analyse comparative poussée du pointage de tétons entre Chris Evans et Chris Hemsworth,
  • à la discussion culturelle sur le côté ultra viril du port de la jupette en cuir quand on est grand, blond et taillé comme un Demi-Dieu…

Oui, je l’admets : aujourd’hui, j’ai pas été au top de ma concentration.

Un an que j’avais commencé le décompte, et grande fut ma frustration de devoir attendre ce soir la grand’messe du visionnage.

D’abord, hier, ils devaient être trop nombreux à vouloir se partager MON Thor.

Et puis si j’y étais allée hier, j’aurais manqué mes deux décérébrés voisins de fauteuil, survets baggy et casquette sur la tête, archétype parfait de tout ce que j’abhorre chez les 15/20 ans.

Déjà, Kevin et Bryan, il communiquent par borborygmes.

Ensuite, Kevin et Bryan, ils gardent leur portable allumé, au cas où leur copain Steve, resté à la maison ce soir puni par sa daronne pour avoir séché les cours, il aurait un truc vital à leur dire, genre que Nabilla a choisi un nouveau Chihuahua. Un truc important, quoi.

Et enfin Kevin et Bryan, ils ont tout le temps faim, donc ils mangent. Tout le temps. Et surtout, surtout, ils ne prévoient pas à l’avance. Non, ils attendent que le film ait bien commencé, que tout le monde soit bien installé, puis ils dérangent la travée et sortent s’acheter un paquet de chips. Ensuite ils reviennent bien sagement le manger en salle.

Bref, leur présence et les bruitages de chips et de canettes divers qui ont accompagné la presque moitié du film ont en fait eu comme avantage de me donner un autre grain à moudre que la piètre prestation d’acteurs qui se jouait sur l’écran…

Il faut croire que les scénaristes avaient voulu montrer à la Terre entière que leur casting était un vrai casting d’acteurs, et ont inséré des tirades insipides et inutiles à souhaits à notre bande de supers héros (tirades supposées, soit dit en passant, nous aider à comprendre la trame de départ de l’histoire).

Quelqu’un pourrait-il leur expliquer que nous, quidams terriens, nous ne cherchons dans les Avengers et autres Marvels que de l’action, de l’humour et des effets spéciaux (et de la 3D sur les pectoraux aussi un peu, je l’avoue. Mais un peu seulement, hein. Par esthétisme et par goût des jolies choses…) ?

Shakespeare, c’est la salle à côté.

Voilà donc 35 bonnes minutes de film gâchées à attendre que les choses se mettent en place, à ne pas vraiment saisir de quoi l’on parle à l’écran, et à essayer de renouer avec nos souvenirs tous frais révisés la veille de l’opus numéro 1 pour faire la jonction avec cet épisode. En vain.

Kevin et Bryan, ils ont renoncé. En plus, rupture de stock de chips, appel Skype de Steve, puis appel téléphonique de maman-Kevin. Bref, ils ont fini par ranger le téléphone, balancer canette et sachet au sol, et on a enfin pu se concentrer sur le film.

Si la première partie est longue, laborieuse et compliquée à suivre, la seconde, elle, renoue parfaitement bien les dialogues avec le sujet, et on se retrouve soudain en immersion totale dans cette recette qui marche si bien et pour laquelle on patientait depuis 2 ans.

Thor joue du Mjöllnir comme Tigger Wood du club de golf, Capt’ain America porte toujours aussi bien le pantalon moulant (j’en profite pour confirmer à notre stagiaire marketing, Anne, que oui, il a vraiment beaucoup de talent, vu de dos…), et Tony Stark… ben c’est Tony Stark…

Un verdict mitigé donc pour ce second de la trilogie (puisque ce n’est plus un secret pour personne qu’il y en aura un troisième) qui ne tient pas forcément ses promesses, même s’il rattrape plutôt bien le coup sur la fin.

C’est dommage. Tout était en place pour que l’on se régale de bout en bout.

Allez, les garçons, c’est pour la bonne cause : on refait une prise, mais sans les Tshirts cette fois.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

LES GARDIENS DE LA GALAXIE

D’entrée de jeu, comme ça, à froid, je ne serais peut-être pas allée aussi volontiers m’enfermer avec mes trolls dans une salle obscure avec, à l’écran, un savant jonglage entre un vocabulaire sommes toutes assez fleuri, et une gestuelle des plus imagées.

Pourtant, grand bien m’en fit. Le teaser promettait de vrais sourires. Les critiques pour une fois l’ont porté aux nues, allant jusqu’à le comparer à Star Wars. Bon, ok, c’est cet élan de passions qui m’a fait douter, et une fois de plus, soyons honnêtes, les critiques ont été jusqu’au-boutistes dans leurs choix.

En fait, je n’aurai pas du hésiter, loin de là.
Mis à part un léger bémol sur les premières scènes du film qui, si elles ont le mérite de mettre dans le bain, n’en sont pas moins soumises à avertissement pour les moins de 9 ans autant par la dureté affective de la toute première scène, que par leur violence pour les suivantes, le reste du film est un vrai bon moment qui non seulement va plaire à toute la famille (maman se rincera l’oeil sur les talents d’acteur de Chris Pratt particulièrement bien dessinés au niveau de son abdomen, papa repérera la combinaison cuir rouge de Zoe Saldana en se demandant où en trouver une pour maman, et les rejetons se prendront d’affection qui pour le raton laveur, qui pour Groot -Vin Diesel quand même…-).
Bref, tout le monde ressortira avec le sourire, le pied battant la cadence sur les Jackson Five, et une furieuse envie d’arroser le ficus du salon.

Bien entendu, ça reste un Marvel, donc d’obédience très simpliste avec des bons qui ont un sens aigu de l’honneur, des méchants qui en prennent plein la face, et des pseudos méchants qui deviennent des bons que même les bons apprécient. On n’y va certes pas pour peaufiner sa théorie des voyages dans l’hyperespace, mais plus pour y faire la jonction avec les autres Marvels qui foisonnent ces dernières années dans les salles obscures (yessssss !), et si l’on en croit la trame de ce dernier né, qui verront sous peu un opus 2 des Gardiens de la Galaxie.
Ca va commencer à être difficile de s’y retrouver dans tout ça.

Pourtant, dès le chemin du retour les paris sur les thématiques du prochain épisode furent lancés, et bien que Camille en soit encore à se demander si elle doit se rêver héroïne plus bleue que verte, Julien, lui, a déjà bien cerné la méthodologie des studios de production et ne jure que par l’ampleur des explosions et l’originalité des costumes des méchants.

Bref, nous, on s’est régalés.
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

X-MEN, DAYS OF FUTURE PAST

On se l’attendait, celui-là, de X-Men…

Un peu décue par le dernier Wolverine trop japonisant pour être crédible, je voulais pourtant croire que les scénaristes sauraient rebondir sur ce septième opus de la saga.

Chboiiiiiiiing !!!

Alors, oui, avouons dès à présent que, oui, nous envisageons une reconversion professionnelle dans le maquillage de cinéma, oui juste pour avoir le frisson qui va bien en repoudrant le fondement de la doublure-fesses de Hugh Jackmann. Parce que, oui s’offrir en plein écran un Wolverine en tenue de… Wolverinon (un bébé Wolverine ???) de dos, ben oui ça coupe la chique, et oui ça rend de suite bon public. Et ils s’en doutaient, les scénaristes, parce qu’ils ont trouvé le moyen de nous le caser dans le premier quart d’heure de film, le postérieur de Hugh…

Voilà. Ca, c’est fait.

Maintenant, rendons à César ce qui est à Jules : on découvre un Omar Sy (qui garde son fondement à l’abri) aux antipodes des rôles qui lui étaient attribués chez nous (à croire que quand on est grand, noir, et plutôt ventru de la bouche, on ne peut jouer que des rôles de chômeur attardé -à une exception près, je vous l’accorde-). Même si les votes de ce WE laissent en effet penser que telle est la classification en vigueur dans notre beau pays, les ricains offrent là à notre « petit » français un vrai moment de cinéma pur blockbuster, avec effets spéciaux, perruques et son de trompettes. C’est simple, j’ai mis 5mn à le reconnaître et je n’en reviens toujours pas…

Comment décrire cette sensation incroyable qui vous saisit dès le générique de début (qui à lui seul justifie des investissements sur les effets 3D) et ne vous lâche qu’une fois dans votre 2 pièces-cuisine ? On est tout simplement emporté dans une tornade (sans mauvais jeu de mots…) d’action et de boucles spatio-temporelles, avec des mutants qui se battent (sans mauvais jeu de mots) comme des fauves, et des humains antipathiques au possible qui doivent avoir leur carte Bleue Marine tellement leur sens de l’intégration en est réduit à sa plus simple expression.

L’entrée en matière avec une petite variante des images de début du « X-Men, le commencement » saisira les plus de 20 ans (les autres devront réviser leurs classiques). D’ailleurs, s’il y a un conseil à donner, c’est de les réviser, les classiques. Car on met un peu de temps à s’y retrouver dans la chronologie et les personnages jeunes / vieux / moins vieux.

Prévoir un petit vaccin de rappel à la maison tranquille, avec un enchaînement des six épisodes précédents. Accrochez-vous et faites péter les chips…

Je me dois de signaler ici que la gent masculine d’obédience hétérosexuelle trouvera également de quoi satisfaire son œil d’amateur d’art puisque la plastique de schtroumpfette de Jennifer Lawrence reste un must. Certaines mauvaises langues (les mêmes qui auront clamé au photoshopage du fondement de Hugh…) vous diront sans doute que son costume la gaine. Ben moi, je veux bien le même. Mais faudra un peu la renforcer, la gaine, sur le mien.

Il n’en reste pas moins que l’on est ravis de retrouver la Mystique des débuts, remplacée sur le « X-Men, l’affrontement final » par Rebecca Romijn, qui réendosse là son teint turquoise avec brio.

Un grand soin est porté aux décors, avec un passage dans la France des années 70 qui a dépoussiéré toutes les DS qui dormaient chez les collectionneurs, et nous ressort même du Claude François en bande son.

Non, vraiment, si vous avez déjà passé 3 heures chez Leroyrama à choisir une poignée de porte et la porte qui va avec, vous ne pouvez ensuite que pleurer devant la richesse graphique des décors. Damidot est rhabillée pour l’hiver.

On appréciera enfin la subtilité américaine qui, pour ménager la chèvre et le chou, se permet de faire endosser le rôle du méchant président à celui qui fut déjà blâmé pour ses fautes, à savoir Nixon. L’honneur est sauf. On le savait déjà fourbe, celui-là, après le Watergate. Alors un scandale de plus ou de moins…

Bref, ils ont rebondi. Bien et haut je trouve. La trame des suivants est toute tracée. Il ne nous reste qu’à suivre les pointillés pour avoir la suite. Il est prévu pour 2016, c’est ça ?

Enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

CAPTAIN AMERICA II, LE SOLDAT DE L’HIVER

Y’a pas à dire, les Marvels, c’est le top !

Oui, d’accord, j’y allais un peu pour Chris Evans. Un peu. Un chouya. A peine.

Les mauvaises langues le diront photoshopé avant montage. Peut-être. Mais le résultat est que la 3D valorise drôlement bien la moindre saillie de (au choix) ses mollets / biceps / pectoraux / quadriceps / abdos (si si si !!! on les voit 15 secondes!), voire pour les plus neutres, de son étoile US qu’il arbore fièrement sur son puissant poitrail… Rha lovely.

Mais moi, j’ai à ma grande surprise été conquise par Natacha Romanov.

Ah bon sang, Natacha, la Black Widow des Avengers ! De quoi donner une furieuse envie de se mettre illico au krav-maga, ne serait-ce que pour couper court aux négociations interminables avec vos trolls le soir quand il faut les coucher. C’est sûr qu’elle a une façon de mettre tout le monde d’accord qui en dit long sur la diplomatie russe…

N’empêche que si c’est efficace sur des vilains-méchants entraînés pour être très très méchants, imaginez un instant sur vos chérubins narquois.

Une force de dissuasion pareille, ça ne se refuse pas !

Il est certain que la plastique (photoshopée, c’est sûr !) de Scarlett Johansson noie le spectateur mâle d’obédience hétérosexuelle dans un déluge  de poudre aux yeux qui pourrait même faire réfléchir ceux d’obédience homo. Il va sans dire que moi, qui ne me suis pas laissée berner, je n’ai apprécié en connaisseuse du dimanche que les travers « sport de combat » de son personnage. Bien sûr. Que ça. Si si si.

Dans la vraie vie, je suis convaincue qu’elle est beaucoup moins bien coiffée.

On passera avec une volontaire compréhension sur le marketing omniprésent durant les 2h17 de film. Usant, mais efficace, car moi je signe de suite pour une Chevrolet en remplacement de mon vieux Kangoo, vu leur aptitude apparente à continuer de rouler sans (toujours au choix) radiateur / direction / portières / roues, même avec un vilain-méchant sur le toit. C’est dire si Renault va devoir peaufiner sa gamme familiale.

On apprécie également le retour à l’écran de papy Redford, toujours aussi juste dans son jeu, même si un peu trop coloré du cheveu à mon avis. Mais c’est Bob, et ce n’est que mon avis finalement.

On regrette le passage dans le musée, sensé remettre en mémoire (pour les cancres du fond) l’épisode 1 du Captain America, histoire que tout le monde suive bien. C’est dommage, moi, j’aurai laissé les ignares dans leur flou. Z’avaient qu’à re-re-re-regarder l’opus premier avant de venir voir le second. Non mais. On révise un minimum avant un tel événement ! On ne se déplace pas en touriste, enfin !

Bref, j’en ai pris plein les yeux.

2h17 cramponnée au fauteuil, poings serrés, orteils itou, à ne plus savoir de quel côté me contorsionner pour essayer de garder un semblant de décontraction, au cas où un de mes voisins de fauteuils serait, lui, parfaitement détendu et se moquerait de me voir rejouer de mon fauteuil ce qui se passe sur l’écran.

Le film ambitionne de reprendre le succès d’Ironman 3, mais les dialogues de ce dernier étant quand même de la haute voltige, le challenge ne me paraît pas gagné. Et pourtant, on se régale.

Moi, le Soldat de l’Hiver, il m’a illuminé mon début de printemps.

M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…

THOR 2

Donc Thor, le retour de la revanche du planteur de clous.

Ca fait un moment que je l’ai sous le coude, mais vous vous doutiez bien qu’un film avec un beau blond bodybuildé en jupette, qui plus est le roi du marteau, je ne pouvais pas rater ça !…
Donc, parée de mon quant-à-moi-même, avec l’air détachée d’une adolescente se rendant à un concert de Justin Bieber, me voilà cramponnée à mon fauteuil, attendant la séance avec 40mn d’avance.

Un vilain-jaloux m’avait refroidie sur la qualité du Thor 1, qui était à l’époque sorti loin de mes yeux et mes oreilles, accaparée que je devais être à ce moment-là par quelque conflit interplanétaire ou autre montage de boxe. Bien entendu, la diffusion télé dudit « bide à la testostérone » (vraiment jaloux, le vilain-jaloux !) avait balayé toute critique et remis à sa place de demi-Dieu celui qui, à l’aube de visualiser le Tome 2, avait grimpé un échelon vers la divinité dans mon petit cerveau de presque blonde.

Donc, j’ai vu.
Un peu déboussolée par ce monde magique où les mâles virils arborent fièrement des cornes que d’autres ici-bas se donnent beaucoup de mal à cacher, je cautionne néanmoins la qualité d’images et d’effets spéciaux (une scène mise à part qui a du être fignolée à la va-vite par un stagiaire de chez Buff…), et le scénario qui redonne au vilain-méchant des Avengers une vraie personnalité que, moi en tous cas, j’avoue avoir bien apprécié (Que celle qui n’a jamais fantasmé sur une crapule me jette le premier marteau !), et replace dans la lignée magnifique des Marvels l’épisode 2 d’un Thor toujours aussi bien bâti (comme le prouve une scène hélas trop courte mais qui a le mérite d’exister), et laisse entrevoir un Episode 3 dans lequel on pourrait se prendre à rêver d’apercevoir un coin de son Divin Postérieur.

Quant à Thor (Ahhhhhhh, Thooooor !…), je lui prêterai bien ma visseuse, pour voir ce qu’il en fait. Parce que le manié du marteau, il maîtrise, le bougre.

Nathalie Portmann ?… Oui, bon, ok, elle est pas mal non plus, mais ne perdons pas de temps en détails futiles.

Une étape de plus dans le processus d’addiction aux Marvels, avec les apparitions ponctuelles de personnages des Avengers, d’Ironman, et un rappel des faits bien agréable. On a vraiment l’impression d’assister à une multilogie de films rivalisant entre eux dans l’originalité et le grand spectacle.
Ben moi, du spectacle, j’en veux quand je paye une séance 9 Euros. Et avec les Marvels, j’en ai pour mon argent. Et avec Thor, j’en ai aussi en tête pour les semaines qui suivent.

« Chériiiiiiiiiiiiiii ?… Tu m’accompagnes chez Leroy-Merlin ?… »
Enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

WOLVERINE

Bon, ok, je ne partais pas objective sur ce coup là, je l’admets. Mais je ne connais pas beaucoup de femmes qui passeraient 2 heures face à Hugh Jackmann juste pour l’entendre parler de physique quantique (bien que son physique soit de loin le plus quantique que j’ai eu à contempler depuis Superman).
Donc j’y suis allée….


On nous avait promis un Wolverine plus introverti, en pleine souffrance sensivo-affecto-émotionnelle. Réussi. On se trouve devant un « M. Tout-le-monde » qui nous ramène nos problèmes de la maison au cinéma, et dont les lames d’adamantium sont moins tranchantes que les couteaux céramiques des maîtres Sushis qui se mettent en travers de sa route.


Notre Wolverine dont les grognements et autre borborygmes me font habituellement vibrer, a retrouvé son costume de Jean Valjean, et se complaît à nous asséner son regard de chien battu (ce qui, entre nous soit dit, n’est pas son atout charme majeur).


Parce que ça, par contre, on veut nous dépayser, c’est sûr. On en bouffe du poisson cru, de la nouille à la baguette, et autres clichés du genre « au Japon, y’a pas de chaises. On mange tous à genous », ou encore « le karaté est le sport de rue japonais par excellence ». De la même manière que les ricains nous parachutent un subtil mélange d’accordéon, de baguette et de béret à la moindre apparition d’un français dans leurs films à gros budget, là, on a droit à la totale, mais version niponne, Et j’avoue que c’est usant. D’autant qu’il semble que, tout comme les stéréotypes de rues pavées en France, les scénaristes se soient bornés à transposer certaines traditions d’un continent à un autre, zappant au passage l’infime mais néanmoins important détail culturel qui veut qu’au Japon, le deuil se porte en blanc, et non en noir. Mais ce n’est qu’un détail.


Bref, on en sort un peu sur sa faim, après un scénario cousu de fil blanc qui jongle entre Goldorak et Lost in Translation. J’ose espérer que le X-Men en tournage sera un peu plus viril que cette version édulcorée dont l’aspartame m’a laissé un drôle de goût en sortant. Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…

MAN OF STEEL

En ayant ClarkKent à la maison, je me devais d’aller vérifier. Si si si. Vérifier s’il était aussi beau, aussi costaud, aussi niais-gentil que le mien, le VRAI Clark Kent. Celui du cinéma. Alors j’y suis allée, et je ne regrette pas le voyage. Car un voyage, c’en fut un !


D’abord et avant tout, grosse surprise sur le casting…. Entre un Russel Crowe qui porte décidément foutrement bien l’armure et se bat comme un lion (sans mauvais jeu de mot…), et Kevin Costner qui nous montre enfin un profil d’acteur authentique et crédible à souhait (quoi que dans Robin des Bois, il m’avait bien convaincue d’aller vivre dans les arbres, moi et mes 15 ans…), une Diane Lane méconnaissable, et un Lawrence Fishburne qui nous fait oublier définitivement Morphéus pour endosser enfin un rôle où il montre des émotions, on ne sait plus où donner de la tête.

Et puis, il y a Henri Cavill (Moi, je le préfère avec sa barbe de trois jours et un peu débraillé façon Wolverin, mais ce n’est que mon avis perso, et c’est vrai que Superman, c’est sans barbe et avec cape).

Ah, Henri… Qu’en dire ?… Son sourire en coin qui, à la dernière seconde du film, fini de nous faire chavirer ? Son costume très très près du corps qui ne cache rien et c’est tant mieux parce que là, vraiment, y’a rien à cacher ? (et rien à jeter non plus, soit dit en passant). Le personnage de Superman n’est sans doute pas celui qui révèle le mieux des talents d’acteur, je vous l’accorde. Mais qu’est-ce qu’il est bien dans son personnage (et dans son costume!) cet Henri ! Il assume fichtrement bien la relève d’un Christopher Reeves qui avait drôlement marqué le personnage, à ne plus savoir si le physique de Superman n’avait pas été calqué sur lui. Ben non, il a sans doute en fait été calqué sur Henri Cavill, impeccable du gros orteil à la mèche de cheveux. Ah… Henri…


Sinon, quand on est un spectateur lambda, c’est à dire de sexe masculin, d’obédience hétérosexuelle, et que la plastique d’Henri (ah… Henri…) nous laisse indifférent, on appréciera aussi une photographie particulièrement soignée d’entrée de jeu, qui appuie un scénario super bien ficelé, très inattendu quand, comme moi, on a dévoré plus de dix fois les deux trailers en circulation. La trame, le contexte, et la mise en place des personnages sont particulièrement bien amenés, et ne donnent qu’une envie : voir le numéro 2.


Bon d’accord, ça bastonne un max. Ca pète dans tous les sens. L’Afghanistan est une balade de santé à côté de ce qu’endure Smallville, et on sent bien que le 11 septembre n’a pas fait que traumatiser les américains. Ça a aussi donné quelques idées aux spécialistes d’effets spéciaux en tous genres. Mais c’est ça, le cinéma. C’est pour le temps d’un film se laisser porter par la facilité du regard et de l’acceptation du too much.


Et puis l’astuce, mesdames, c’est d’aller voir le film avec monsieur. Non seulement c’est un vrai bon moment de détente à deux, mais le second effet garanti est une inscription en salle de muscu dès le lendemain pour monsieur, de son propre chef et sans que de lourdes observations très appuyées sur ses débordements gastronomiques de Noël dernier ne soient nécessaires…


L’est bien ce Henri… Il est aussi grand, aussi costaud, et aussi niais-gentil que le mien, de ClarkKent.

Mais moi, j’dis ça, j’dis rien.