Archives de catégorie : Marvell

Ant-Man et la Guêpe

Comment dire ?…

Pour le premier,  on s’était bien marrés avec les trolls. Si si. Sympa l’idée d’un mec capable de chevaucher des fourmis volantes, l’approche un peu décalée, le côté « super-héro malgré lui » qui change un peu des gros bras de Marvel.

Alors là, on voulait voir ce que donnait la suite, et se réfugier dans une zone à moins de 35 degrés, avec une glace qui ne risquait pas l’hyperthermie en moins de 2mn.

Et au final, je me suis offert le fou rire cinématographique le plus long de cette année, à en faire retourner le monsieur qui accompagnait son chérubin trois rangs devant nous. Presque, j’ai réussi à faire honte aux trolls, c’est dire. Une seule réplique du film a réussi à me faire rire aux larmes. Je vous laisse deviner laquelle. C’est loin d’être la plus évidente, mais sa subtilité saisira ceux qui me connaissent bien.

Donc, j’ai adoré.

Non seulement le scénario, quoi qu’en disent certains critiques qui ont du quitter la salle avant la scénette de fin, se raccroche super bien au reste des Marvel et rejoint superbement la place qui lui est destinée entre Civil War et le post Infinity War, mais en plus il se positionne à part entière avec son identité bien à lui, ses seconds rôles bien castés et son univers un peu moins sci-fi mais tout aussi Marvel. Cascades de ouf, effets spéciaux de malades, costumes travaillés, humour, rebondissements, …
Bref, on est sortis de là emballés, sourire aux lèvres et parés à la suite logique et susurrée par la fameuse scénette de fin (à ne pas rater pour comprendre comment ça va venir s’incruster dans le Tetris Marvelique savamment organisé par les gros bonnets de producteurs).

Alors même si on a déjà pris date pour toutes les sorties à venir d’ici avril prochain, histoire de se repaître de testostérone avec le prochain Aquaman notamment, cette petite plongée dans un vrai divertissement sympathique et bien construit ça rafraîchi un peu. Pas mal en période de canicule.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Avengers 3 : Infinity War

Avant tout s’il en est besoin, je précise que je ne spoilerai pas. Non non non. Pas question. Plutôt mourir que d’avouer ce que je sais.

Comme les trolls et moi-même, vous irez contribuer de votre obole à la toute puissance des BlockBusters et aux 630 millions de dollars récoltés en moins d’une semaine par cet opus tant attendu, et comme nous vous en sortirez hystériques et trépignants. Nous tiendrons bon, le suivant arrive le 3 mai 2019. Plus que 368 jours…

Comme l’a dit un sage Troll qui siégeait sur ma droite : “Mince maman, j’ai pas vu passer les 2h43 !!!” (ce qui, pour un hyperactif, relève de l’inattendu…). Je ne suis pas certaine que son voisin de devant ait été dans le même état d’esprit, secoué en tous sens par les coups de savate, les sursauts, les cris et les scrogneugneus qui fusaient de la rangée derrière lui. En même temps, pour le prix de la 3D, on lui a offert une dimension supplémentaire avec vibrations et secousses… Pas de quoi se plaindre.

La trollette, elle, a moins accroché. Nul doute que l’absence au scénario de son héro toutes catégories, le ténébreux Clint Barton, a rangé Infinity War au rang d’épisode de Barbie Princesse et lui a ôté tout intérêt majeur…

Je la soupçonne néanmoins, en bonne fille de sa mère, d’avoir assuré l’interim de son petit coeur avec Steve Rogers, me demandant pour occuper notre WE pluvieux de reprendre sereinement les “Captain America : first Avenger” puis “Captain America : le soldat de l’hiver”, juste histoire de remettre les histoires dans le bon ordre. Ben voyons.

Bref, que dire de cet épisode 19 des Marvel ?…

Pour résumer, on en prend plein la vue, plein les oreilles, plein les zygomatiques. Ca tire de tous côtés, ça bastonne comme dans un bon vieux Western, il y a juste ce qu’il faut de suspense, de bons sentiments, mais aussi de mauvaises idées et de vilains méchants. On se cramponne de bout en bout aux accoudoirs, on sursaute, on s’agite, on tremble, bref, on vit complètement cette énième tentative de sauvetage du Monde.

On nous promettait de l’inédit ? Contrat rempli.

On voit passer pléthore de Super-héros, à croire qu’il y en a à chaque coin de planète. On ne se contente pas de sauver la Terre, on se balade aussi sur des étoiles de l’autre côté de je-ne-sais-quelle galaxie. Et c’est crevant tellement il faut s’accrocher à ce que l’on pense avoir réussi à comprendre. Sans rien dévoiler, le final nous met dans un état proche de l’hystérie. On en veut plus, on s’interroge, on tire des plans sur la comète…

Le scénario, superbement alambiqué, vous conditionne pour imaginer tout et n’importe quoi.

Reste à voir si les budgets continuent de monter sur le prochain, parce qu’à 300 millions le film, je vais peut-être proposer aux trolls de laisser tomber leurs études et les inscrire à l’Actor’s Studio.

Mais quoi qu’il en soit, on fera comme tout le monde : on attendra l’an prochain, et on se refera tous les autres, pour ne pas perdre la main.
Il va falloir que je mette ma DVDthèque à jour, moi.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Thor : Ragnarok

Que la première qui n’a pas frémi en voyant Chris Hemsworth jouer du Mjöllnir me jette la première pierre…

Assumant  pleinement mon addiction aux apparitions « sortie de douche » du beau demi-dieu, et coupable d’y avoir fait également succomber une trollette de 10 ans,  j’ai traîné toute ma petite troupe en salle obscure, vacances  obligent, dès qu’un créneau horaire a pu de se glisser entre stage de gym et session de moto-cross.

Alors oui, nous avons adoré.

Le casting est juste soufflant, avec une Cate Blanchett impressionnante comme toujours, métamorphosée en vilaine-très très vilaine qui se bat comme un démon et jongle avec les javelots, un Anthony Hopkins ambigu à souhaits, un Tom Hiddleston retors et volage, et Jeff Goldblum, Idris Elba, Karl Urban, Benedict Crumberbatch tous plus justes les uns que les autres. Florilège de têtes d’affiches, on en prend plein les yeux.

A noter cependant que pour les oreilles, il ne faut pas se formaliser. Une bande son volontairement « manga », qui nous ramène aux fonds sonores Bontempi des Cités d’Or et autres Capitaine Flamme jusqu’au combat final, véritable chorégraphie sur fond d’un bon Led Zeppelin bien rugueux comme on les aime. L’effet est surprenant, usant d’une approche kitsch qui détonne avec le ton habituel des Marvel. On s’y prête volontiers. Un semblant de « Gardiens de la Galaxie », mais en moins bien dosé.

En revanche, le côté « gendre idéal et plein d’humour » avec des vannes à répétitions, s’il est apprécié de manière sporadique, devient lourd à l’échelle des 131 minutes de film. Trop, c’est trop. Même mes trolls ne s’y sont pas trompés. Dommage. On y perd un peu la trame de l’action.

Heureusement, comme l’a très justement souligné ma trollette : « il est pas tout nu, mais pourquoi il fait descendre son pantalon là ou on commence à deviner le haut du bas ? ». Du coup, troublante coïncidence, on voit bien tous ses abdos, et on en apprécie le tracé impeccable. Alors à défaut de focaliser sur les traits d’humour, on se concentre sur l’essentiel.

Et parce qu’il s’est sans doute donné beaucoup de mal pour avoir des carrés si parfaits, apprécions-les. Ce n’est pas du sexisme, c’est une action sociale. Si si si. Alors soyons solidaire de ses longues heures passées à soulever de la fonte, et admirons, mesdames. Admirons. Ça motivera peut-être ces messieurs…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Wonder Woman

J’ai grandi avec la série des années 70, inquiète à l’idée que mes parents tout-puissants puissent disposer de ce « lasso de la vérité », et trouvant vraiment top ce short moulantissime à souhait tout de satinade bleue et rouge. Alors quand une levée de boucliers a fait front sur le dernier Superman vs Batman malgré la fin des plus prometteuses, j’ai pris mon mal en patience et ai attendu LE film qui viendrait balayer toutes les moqueries et jalousies diverses débitées à l’époque (si si si, messieurs, j’ai lus entre vos lignes… Les pecs terrrrrrrrrrriblement convaincants de Henri Cavill vous ont terrassés de leur perfection, et puis c’est tout !).

Et le voilà.

Franchement, quand on voit qu’avec un budget « ridicule » par rapport à nombre de block busters on parvient à ce niveau de finition, moi je me dis que ça valait bien 30 ans de travaux, retouches et autres améliorations de casting…

Des décors de rêve, un scénario assez classique mais tellement bien servi par un casting impressionnant de justesse, des combats chorégraphiés au millimètre (5 mois de préparation physique pour Gal Gadot !), et au final un résultat qui vous accroche d’un générique à l’autre avec beaucoup d’à propos, il n’en a fallu pas plus pour emporter dans mes délires DCesques mes deux trolls, cramponnés eux aussi à leurs fauteuils, contorsionnés à chaque combat, et béas d’admiration pour une superbe déesse au canif acéré…

Je peux donc attester que de 9 à 47 ans, et tous genres confondus, le film trouve sans problème son public, et va enrichir l’imagination des plus créatifs. Pour ma part, je suis désormais désespérément à la recherche d’un diadème de déesse amazone (pour la trollette), d’un Godkiller (pour le troll -rien de sexuel, je confirme-), et d’un Lariat de Hestia (pour moi, parce qu’au bureau, ça pourrait être bien pratique parfois). C’est pas gagné, même sur le net.

J’ai bien pris note que le corset de Diana Prince était trop juste pour moi, ma trollette s’est chargée de briser mes rêves en me rappelant que j’étais trop vieille pour ça maintenant. Alors pour me venger, j’ai mis le thème musical du film en sonnerie de mon portable. Et j’en ai monté le son pour qu’elle en entende bien la moindre sonnerie. Non mais. C’est qui le patron ?!

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Les Gardiens de la Galaxie II

Bon.
Chris Pratt, c’est sûr, c’est vendeur. Mais quand on me colle aussi Kurt Russel dans le casting, moi,je fonce…
Et là, j’ai pas été déçue.

Une mauvaise conjonction de Vénus en Jupiter et de mon emploi du temps m’ont empêchée de pouvoir profiter d’une séance 3D. Mais au final je ne suis pas certaine que j’aurais tenu les 2h18 de film sans que mon 4 heures, celui de la veille, et ceux de toute la semaine n’aient retrouvé le chemin de la sortie. Les 5 premières minutes, à elles seules, m’ont convaincue que la 2D, finalement, c’est pas mal non plus pour pouvoir garder la Galaxie sans doute, mais sa dignité avant tout. Et je suis bien contente d’avoir conservé la mienne, de dignité.

Parce que pour ce qui est de sauver la Galaxie, il est évident que les Gardiens sont à eux 5 bien efficaces et n’ont besoin de personne.

Le scénario nous porte gentiment vers des sentiments plus humains que dans le premier opus, les décors sont à couper le souffle de couleurs et d’originalité (pour ne rien cacher, je me suis revue dans Riven, une poussière d’années plus tôt…), et pour ceux qui ont besoin que ça bastonne quand même un peu pour rester éveillés, il y a aussi tout ce qu’il faut. Bref, bon deal de bout en bout.

Un seul bémol en ce qui me concerne : une bande son moins prenante que dans le premier épisode, qui m’avait tout simplement scotchée en 2014. C’est dommage, car en ce qui me concerne, j’y allais en grande partie pour ça.
En revanche, tout plein de clins d’œils que les quarantenaires apprécieront, et qui amènent quelques fou-rires particulièrement bienvenus.

Je ne spoilerai pas, non non non. Mais restez bien jusqu’au bout des 5 scénettes post-générique. Ce serait vraiment dommage de les manquer…
M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

Logan

Avec un sous-titre pareil, on se doute bien que ce sera là le dernier opus d’une looooooooooooooongue série des Wolverins (encore que la magie du cinéma et un gros chèque peuvent parfois ressusciter les plus morts des premiers rôles).
Un  rendez-vous à ne pas manquer donc, et nous étions quelques-uns à avoir eu la même idée ce soir pour l’avant-première Bayonnaise.

Certains  pensaient sans doute, comme Mme Emeyamendi assise à ma gauche avec son chérubin d’à peine une dizaine d’années, que le « Int -12 » était là pour les autres, de « -12 », et pas pour le sien.
Sauf que sincèrement, elle aurait mieux fait de le laisser à la maison devant Koh Boyard. Et vu comment par moments il se cramponnait à sa mère, je pense qu’avec un peu d’insistance et une bonne pizza, il aurait été d’accord. Et elle aussi.

Parce que franchement, James Mangold, il s’est pris pour Tarantino. Même les ricains, ils l’ont classé R le film (ie interdit aux moins de 17 ans non accompagnés). Entre les traversées de crâne par lames d’adamantium acérées, les décapitations, les empalades et autres réjouissances à l’hémoglobine, le premier rang a du en prendre plein la chemise. C’est bien dommage.

Pourtant, il y aurait eu de quoi faire propre et net, bien Marvellesque, et les 127 millions de dollars de budget auraient sans doute trouvé quelques effets spéciaux très « X-Men » à financer.

Au lieu de quoi, on plonge dans un polar sombre, aride, bien loin des uniformes très près du corps et colorés de Tornade ou de Mystic. La sauce prend quand même, certes, mais on est dans un autre univers que celui auquel on s’attendait, et ça peut déranger ceux qui viennent se X-Meniser. On découvre un Wolverin qui pense, qui a des sentiments, des regrets, que l’âge a durci, et qui se retrouve à babysitter malgré lui. Presque déstabilisant.

En revanche, belle découverte que ce petit brin de fille qui en a à revendre dans les scènes de combats, Dafne Keen. Pour un second essai à l’écran, elle s’impose comme une grande et saurait sans nul doute en imposer à nombre de maîtres sushi. Parait que c’est une ancienne gymnaste acrobatique. Il va peut-être falloir que je surveille ma trollette quand elle joue avec son couteau à beurre…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Dr Strange… You said Strange ?…

Réunissez un neuro-chirurgien à l’ego surdimensionné, un vilain-méchant qui a un super-mauvais anti-cernes, une troupe de bonhommes encapuchés qui se battent comme des ninjas, une cape volage aux accents d’animal de compagnie, et des effets spéciaux qui vous font passer ceux du dernier Superman pour des dessins d’enfants de maternelle, et vous aurez le dernier-premier opus de ce Dr Strange.

Et il envoie du lourd pendant 120 minutes, le bougre !
Indéniablement destiné à être visionné en 3D, je conseille aux personnes sensibles de se parer à coup de paracétamol ou autre anti-migraineux efficace avant d’entrer dans la salle. Une certaine scène pendant laquelle on se croit sous LSD risque même de vous faire vomir votre 4 heures.

Mais qu’est-ce qu’on en prend plein la vue !
Inception et autres Matrix sont irrémédiablement jetés aux oubliettes en ce qui concerne les effets spéciaux (redoutables), et on finit par en avoir le tournis, mais franchement, on en redemande !

Que dire du super-héro des salles d’op ?
Son regard que j’oserai qualifier de « pénétrant » a fait fondre la demoiselle assise à ma droite (si si si, je les ai entendus les soupirs « Rhââââ Lovely » dans les premières minutes du film !…). Moi, ma bienveillante attention lui était déjà toute acquise depuis Sherlock, aussi ai-je pu rester digne. Au moins quelques secondes de plus qu’elle. Enfin, je crois…
Saisissant de justesse, on se laisse prendre par son ego détestable, et on ne lui en veut pas du tout de crasher une Lamborghini comme un gros bourrin. On a même envie qu’il se prenne une bonne petite dérouillée pour se remettre les idées en place avant de gagner ses galons de sorcier gentil.

Et puis, ben on craque.
De petites répliques bien placées, un jeu d’acteur juste et subtil, quelques clins d’oeil appuyés aux autres héros de Marvel, et on plonge complètement dans le scénario trrrrrrrrrrrop bien ficelé.

Franchement, moi, je suis fan. Et même si certains critiques qui se croient obligés de voir du négatif dans un moment aussi divertissant que celui-ci appellent à regretter une fin qu’ils jugent bâclée, moi je dis que la fin, elle annonce bien comme il faut une suite que je serai la première à aller voir.

Et c’est pas parce qu’elle me promet d’y coller le grand blond en jupette et son Mjölnir. Non non non. Enfin, pas que…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Suicide Squad

Je me l’attendais celui-là, avec son teaser accrocheur, sa bande son indémodable et son casting de folie…

A croire que DC Comics entre dans la partie pour une loooooooooooongue série d’opus qui devrait nous faire bondir dans nos fauteuils même une fois qu’on aura notre carte vermeil en poche.

C’est donc avec mon cerveau débranché (avec le Joker dans les parages, ça limite la prise de risque), des bonbons sous la main (paraît que c’est bon pour lutter contre la douleur), et les lunettes 3D vissées sur le nez, que j’ai plongé à Gotham City.

Pour le moment, ils annoncent juste la couleur, histoire de positionner le contexte et les personnages et bien que la 3D ne soit vraiment appréciée que sur le générique de fin, on se fait plaisir si tant est qu’on accepte, ou pas, de débrancher un peu son cerveau. Un Comics ne se regarde pas comme un Truffaut, c’est certain.

Les deux points forts indéniables sont un casting exceptionnellement juste, et une bande son de malade qui vous fait ressortir vos classiques du fond de la boîte à gants une fois en voiture. Le scénario, sans grande originalité, vous balade de ruelle sombre en coins sordides pendant 123 minutes, et font passer les traverses obscures du Petit Bayonne pour des allées de DisneyWorld.

Les combats, certes bien orchestrés, restent longs et pas toujours très crédibles. Leur enchaînement fait un peu trop ressortir le « vas-y, ce sont tes 2mn de gloire » régit par des contrats béton et des salaires dont on préfère ignorer les montants. Mais chacun (j’ai bien vérifié) a droit à son temps d’antenne, et franchement, ça passe plutôt bien, d’autant que tous se sont réellement entraînés et que la rigueur est de mise pour que les acteurs soient réellement dans leur personnage. D’ailleurs, ils avaient même un psy disponible sur le tournage, histoire de refaire surface au clap de fin. Lui par contre, on n’a plus de nouvelles…

Quelques clins d’oeil sympas, deux ou trois répliques savantes, un zeste de repères pour ne pas perdre le fil entre les « classiques » et les nouveaux venus, et le tour est joué. On se laisse emporter dans ce tourbillon d’absurde et de folie douce, et on en redemande !

Si si si.

Certains réclameront sans doute un peu de rab de gros plans sur le short vraiment-vraiment petit de Margot Robbie (il faut avouer qu’il lui va tellement-tellement bien…), mais en ce qui me concerne, pas de torse musculeux à revendiquer. J’ai juste bien aimé l’ensemble, sans jupettes, sans Mjöllnir, sans cheveux longs, et avec Tshirts.

Une bonne cohésion de groupe, avec des vilains-vilains-méchants en face, y’a que ça de vrai.

C’est grave, Docteur ?
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

X-Men Apocalypse

Je n’avais pas été la seule à viser entre deux averses pour me faufiller dans l’une des 7 salles obscures qui me tendaient la main.

Rolland Garros oblige, la météo fut pourrie tout le week-end. Et comme je ne pouvais décemment pas manquer le dernier X-Men, si en plus je faisais d’une pierre deux coups en allant m’abriter 144 minutes, je devais en profiter.

Pour autant, j’avais des doutes. En effet, qu’attendre d’une énième trilogie d’une recette jusque là gagnante, mais où, bien que dotés d’enviables capacités de régénération, les mutants changent de visage en fonction des producteurs… Il faut s’accrocher pour suivre ces va-et-vient dans le temps, lesquels permettent aux pontes d’Hollywood de jongler entre les humeurs de diva des uns et des autres sans que le public ne focalise sur un visage plus qu’un autre (encore que pour Wolverine, je ne sais pas trop par quelle pirouette ils vont pouvoir un jour trouver à remplacer Hugh Jackman…).

Donc, je suis partie avec un lourd préjugé sur la qualité du scénario que j’allais gober.

J’ai eu tort (et prenez-en bonne note, pare que ça ne m’arrive pas souvent!).

Certes, mon premier fou-rire fut pour la pub qui précéda cette fin du monde annoncée, à savoir : le mode d’emploi, pour mâles en rut, des sites de rencontres (ou « Comment ne pas passer pour un gros lourd en manque de sexe et pouvoir quand même tirer ton coup via les sites de rencontres »). Fou-rire, parce qu’en être obligé d’expliquer aux jeunes que « non, il ne faut pas montrer de suite à une fille que tu es un gros connard libidineux mais laisse-la s’en rendre compte une fois que tu l’auras pécho », c’est assez pathétique. Et qu’une marque bien connue de gels coiffants s’associe à ce genre de message, tout second degré qu’il est supposé être, c’est pitoyable (un gel lubrifiant, à la limite, j’aurai compris…). Parce que si j’en crois les relents de déos (vous savez, celui qui permet aux mecs de pécho de ouf…) qui parvenaient jusqu’à mes narines depuis les sièges de devant, j’en déduis qu’il y en a plein, des jeunes, qui prennent la pub au tout premier degré. Et ça, ça fait de la peine pour leurs parents. Zont raté quelque chose, indéniablement.

Bref, ça, c’était pour la mise en bouche.
Parce qu’après, on est passé aux choses sérieuses, et j’ai adoré.

Non seulement on m’a servi un scénario ficelé comme rarement, servi avec sa sauce d’effets spéciaux (réussis!) et son cortège de rebondissements, mais en plus ils se sont offerts le luxe de le ponctuer de pointes d’humour, de petites phrases acérées et de clins d’œils appuyés à la trame de la saga qui m’ont fait non seulement me cramponner au siège, mais aussi (désolé le monsieur de devant) éclater de rire en quelques occasions.

Je ne vous conseillerai pas de vous reprendre l’intégrale des X-Men, à moins que vous n’ayez un WE entier à perdre. L’opus se regarde bien tel quel, se comprend facilement, et mis à part quelques boucles temporelles un peu délicates à remettre dans le bon ordre, il est accessible au cerveau le plus profane.

On y retrouve une Jennifer Lawrence qui, bien que blonde, Hungergamise un peu trop sa Mystic (après, elle la joue comme on le lui demande…), un Michael Fassbender qui humanise radicalement Magneto (et c’est pas pour me déplaire), et on y croise (pour la minute testostérone) un Hugh Jackman bestial à souhait à faire pâlir d’envie un maître Sushi. Bref, l’équipe, si elle est régénérée de chairs fraiches issues de séries à succès, reste néanmoins crédible avec son noyau dur d’origine.

Dès la première image le ton est donné, avec, une fois n’est pas coutume, un générique de début particulièrement réussi et une bande son vraiment soignée. Beethoven ne démérite pas avec sa symphonie n°7.

Et si l’habituelle scénette de fin de générique ne laisse pas un souvenir impérissable, elle annonce, comme il se doit, une suite que l’on espère tout aussi réussie que celle-là.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Civil War

Oui, je sais…

Civil War est sorti depuis plusieurs jours déjà, et moi j’ai attendu une loooooooooooongue semaine avant d’aller en prendre plein les yeux de testostéro-combatto-superhéro-avengo-rigolo-effets spéciaux. Et j’ai bien fait ! Parce qu’un tel moment ne s’apprécie réellement que dans des conditions optimales de disponibilités (pas de trolls et jour férié), de réceptivité (ventre plein et quota de sommeil atteint), et dans une salle le plus vide possible pour que mes sursauts, petits cris (de joie, de surprise, de peur…) et autres postures contortionnistes sur le fauteuil ne choquent personne.

Alors j’ai bien sagement attendu que mes monstres soient partis passer ce long WE chez leur papa, j’ai dormi tout mon soûl la nuit d’avant, et je me suis postée bien au centre de la salle, et j’ai laissé venir le choc…

Donc indubitablement, si vous ne voulez pas passer pour un pingouin devant vos copains ou collègues qui, eux, seront au fait du moindre détail Marvellique (suivez mon regard…), il vous faudra écoper de révisions intenses de (dans le désordre) :

  • Ant Man (en 2015),

  • Ironman (le 1 en 2008, le 2 en 2010, le 3 en 2013),

  • Captain America (le 1 en 2011, le 2 en 2014)

  • Avengers (le 1 en 2012, le 2 en 2015).

Et ne vous plaignez pas ! Vous échappez au Mjöllnir des Thor (le 1 en 2011, le 2 en 2013), à celui des Hulk, et également aux Gardiens de la Galaxie (même si ce dernier est de loin le préféré de mes Trolls), faute pour eux de figurer au générique de cet opus.

Vous pouvez, mais sans obligation aucune, réviser vos Spiderman (le 1 en 2002, le 2 en 2004, le 3 en 2007, Amazing 1 en 2012, Amazing 2 en 2014), mais l’apparition, même si bien amenée, de l’homme araignée au milieu des Avengers est suffisement reformulée (nouvel acteur, nouvelle approche) pour qu’elle arrive juste comme il faut, sans chambouler l’équilibre établi. En gros, si vous êtes une bille en Spidermania, ça ne se verra pas.

Vous l’aurez compris, on en prend pour son argent pendant les 148 minutes de film.

Légèrement déçue par certains effets spéciaux pourtant, loin d’être à la hauteur des 250 millions de dollars de budget du film. Mais on ne peut pas tout avoir non plus.

Le scénario est bien ficelé. Les acteurs se sont vraiment investis dans leurs personnages (bon, ok, moi aussi pour 40 millions de dollars -budget Robert Downey Jr- je me serai remise au Pilate), et l’ensemble tient très bien la route si l’on laisse de côté l’étonnant revirement moral de Tony Stark, un peu décalé si l’on se fie aux opus précédents.

Le méchant est très méchant. Les gentils, ben on sait plus trop mais on cautionne quand même, avec un petit penchant pour le travers « mauvais garçon » qui sied fort bien à « Monsieur Perfection America », et un faible (mais si mais si) pour son copain Bucky.

Je reste inconditionnellement fidèle à mes annonces antérieures : c’est le seul (avec Thor…) pour lequel je serai capable de trouver les cheveux longs sexy sur un homme.

Que ce soit entendu messieurs !

On devrait en avoir pour nos pop-corns : d’ici 2018, un nouvel opus de Spider Man, un Doctor Strange, un Black Panther et un Gardiens de la Galaxie vont voir le jour. C’est le moment de prendre un abonnement en salle obscure, moi j’dis.

M’enfin moi, j’dis ça, jd’is rien.