Archives de catégorie : Fantastique

Ready Player One

Certes, c’est un film pour ados, incontestablement. Mais quand on est une maman de geek en herbe de 13 ans, et qu’on veut ne pas être complètement larguée, il vaut mieux proposer à son chérubin des films dignes d’intérêt dans lesquels on essaye de s’immerger aussi. Les grands classiques, on les garde pour la maison. Mais les nouveautés, on se les fait en salle obscure, et on s’investit un peu.

Ce fut donc une sortie familiale, trollette d’un côté (les moins de 12 ans seront sous bonne garde sur un passage « Shinnesque » du film qui fera frissonner les parents avertis que nous sommes -le troll, lui, n’a pas vraiment compris la référence et donc s’est contenté de survoler les scènes…-), et troll hystérique de l’autre. C’est marrant, pour une fois, pas de demande de pop-corn ou autres cochonneries à grignoter. C’est vraiment l’écran qui retiendra l’attention de mon hyperactif pendant 140 minutes. Un exploit.

Donc, nous plongeâmes.
Et si la 3D ajoute incontestablement un bonus à ce film haletant, le scénario limpide mais bien ficelé vous emporte de bout en bout et vous saisit vraiment dans les va-et-viens entre réalité « vraie » et réalité virtuelle. On suit, on apprécie, on se cramponne, on rajeunit à se remémorer -voire à expliquer- les subtilités du monde informatique des années 80 et ses cassettes de chargement, de ses jeux Atari, et de ses films cultes. Bande son et références d’une « Pop Culture » avec laquelle on a grandi (pour les plus vieux d’entre-nous…) achèvent de nous conquérir. J’ai même grillé un quarantenaire en train de se déhancher sur le générique de fin près de la porte de sortie.

La distribution, inattendue à souhaits, (comme seul Spielberg a le secret…) est juste et pertinente. Les effets spéciaux sont tout simplement parfaits, et les clins d’œils pour quarantenaires avertis méritent sans aucun doute une récidive ciblée tellement il y en a.

Notre journée, trop belle pour s’enfermer dans une salle obscure, a pourtant rempli ses promesses : mes trolls ont passé l’après-midi dehors dans le jardin, à revivre « pour de vrai » cette aventure virtuelle plus vraie que nature.
Comme quoi, la morale du film ne ment pas…

M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

Le Roi Arthur

Des épées magiques qui jaillissent de l’eau des mains d’une jolie dame vivant sous les flots d’un lac, c’est pas commun. On l’a vu, revu, re-revu, sous moultes formes possibles, et pourtant, moi, je ne m’en lasse pas de cette jolie légende.

Aussi, il en a pas fallu beaucoup plus qu’une bande annonce un peu rock and roll, avec de charmants médiévaux torse-nu, et me voilà plongeant avec délices dans une salle sombre.

Alors, certes, ce film ne révolutionne pas vraiment le monde du cinéma, ni même celui des effets spéciaux. Pourtant il a un petit je-ne-sais-quoi qui vient titiller notre fibre de spectateurs avertis, et si les combats sont, eux, menés de main de maître et chorégraphié au millimètre, les effets spéciaux ne sont pas en reste avec une 3D qui m’a clouée au fauteuil et fait cligner des yeux à plusieurs reprises. Quant à la bande son, que je me risquerai à qualifier de rock celtique, elle est juste une petite merveille pour la poussée d’adrénaline qu’elle accompagne.

On y retrouve tous les clichés des standards de Fantasy, avec mages, feux, armées de l’enfer, tours surélevées, animaux fantastiques, costumes qui feront rêver les fans de cosplay, et vilains méchants très très méchants.

Très sombre, très noire, très moderne, la mise en scène est impressionnante d’actualité, et pourrait sans surprise être transposée sur un film d’action contemporain. J’ai adoré le montage saccadé qui n’est pas sans rappeler celui de “Requiem for a Dream”.

Des scènes de yamakasi, des dialogues crus, de la cohabitation romano-médiévale et des décors naturels absolument magnifiques, on en prend plein les mirettes de bout en bout, et on en redemande.

C’est à croire que les critiques n’ont pas aimé leur pop corn, vu le peu d’état qu’il est fait de la sortie de ce film. Mais les critiques, il y a longtemps que j’ai arrêté de les suivre…

Ok, vu comme ça, le titre n’est pas vendeur, je vous l’accorde. Mais le casting y est juste et bien ciblé, avec un Jude Law plus retors que Sauron, un David Beckham furtif et méconnaissable (mais les dames le reconnaîtront, c’est clair…), un Charlie Hunnam musculeux et rebelle à souhaits, et une trame qui, bien que cousue de fil blanc, nous tient en haleine jusqu’au générique de fin.

Alors si vous avez aimé “Le Seigneur des Anneaux”, si vous avez vibré avec “Kingdom of Heaven”, si “Robin des Bois” vous a emballé, si vous êtes un inconditionnel de “Game of Thrones”, vous allez adorer “le Roi Arthur, la légende d’Excalibur”.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Rogue One : a Star Wars story

De prime abord, on se dit (mais si, vous aussi j’en suis sûre…) que le spin-off est une façon comme une autre de glisser un épisode inattendu entre deux prévus, vus, et revus, et d’attirer de nouveau les foules dans les salles obscures.
Mais quand on parle de sagas capables de dynamiser plusieurs générations, on se fait une raison.

C’est donc avec beaucoup d’impatience que je me suis faufilée entre les rangs des papas, de sortie « entre hommes » avec leurs bambins (je m’étonne au passage de relever qu’il n’y avait aucune maman avec sa fille…), me suis farcie les 25mn de pub pour les derniers jeux vidéos en vogue, plus superlatives les unes que les autres, puis 20mn de  bandes annonces (dont certaines ont fait mouche…), pour enfin pouvoir m’engoncer pleinement dans mon fauteuil, et me laisser porter par le film.

Et il m’a porté loin, dans une galaxie lointaine, très très lointaine…

Décors, ambiances, tonalité… Tout est construit à l’aide de petits rappels aux épisodes déjà connus. Les plus accros passeront leur temps à chercher à faire le lien entre chaque détail, chaque réplique, et ils auront bien raison car rien n’est laissé au hasard, de manière à ce que le scénario nous mène, doucement mais sûrement vers une fin qui n’est autre que le début d’une belle aventure née en 1977.

Des effets spéciaux qui sont bien loin (et c’est tant mieux) des maquettes de l’épisode IV, une bande son revisitée mais dont les signatures mélodiques sonnent agréablement familières, et une trame bien amenée qui vous prend dans ses mailles et ne vous lâche qu’au « The End », ce sont les ingrédients bien connus de Lucas Films qui ont fait le succès des autres opus et sans aucun doute feront celui de ce dernier en date.

On regonfle la fibre résistante, on ressort le côté obscur, sa cape noire et sa respiration rauque, on développe quelques personnages jusque là de second plan, on saupoudre de quelques notions de Force, et c’est reparti. Moi, j’adhère.

Star Wars a sans aucun doute un bel avenir devant lui.
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Les animaux fantastiques

Vous, je ne sais pas, mais moi, je n’avais plus entendu parler du brunet balafré depuis une éternité. Certes, je suis un peu coupée du monde sur ma colline, et mes contacts avec les infos people se limitent à quelques minutes comateuses avant le plongeon final le soir avec ma tisane. N’empêche que de version 2016, point je n’avais eu vent.

Alors quand j’ai vu sur un abribus une affiche dont la trame me rappelait étrangement quelque chose, j’ai freiné. M. Irrigoyen, qui roulait un peu trop près avec sa 2CV, s’en souviendra sans doute longtemps.

Bref, sorti sans crier gare (tout comme moi de ma voiture), cette affiche m’a fait un effet boost de folie, et j’ai troqué sans hésiter ma tisane et les infos de BF1 contre une soirée cinoche.

Et que j’ai bien fait !!!!

(Ayant promis à mes collègues de rester parfaitement neutre dans mes explications, vous apprécierez le soin que je prends à ne pas spoiler le film…)

D’abord et avant tout, Eddie Redmayne en premier rôle, ça vaut la sortie du vendredi. Même si sa coupe de cheveux fait de la peine et que son éternel air paumé donne envie de l’aider à traverser la rue, on se laisse emporter par ce doux rêveur un peu gauche, qui ne révèle vraiment ses talents que sous la pression. Son éducation “Eaton” achève de creuser le fossé volontairement accentué entre Poudlard et Ilvermorny.

Son alter-ego féminin, Katherine Waterstone, cadre superbement avec le profil d’anti-héro qui se dessine de bout en bout de l’histoire. Pas vraiment une beauté fatale, mais avec un charme tout particulier, elle marque le film de sa personnalité bien affirmée.

Si sans conteste je décerne un Oscar à JK Rowling pour son imagination incroyablement fertile (mais à quoi donc carbure-t-elle ?), je tiens aussi à saluer sa constance pour les grandes lignes de ses personnages. On y retrouve, 70 ans avant Harry Potter, tous les travers qui font la recette gagnante des élèves de Dumbeldore.

Bon, j’ose : du Harry Potter transposé pour adultes.

On croirait en effet que, pour une fois, une saga a suivi l’évolution de son public. Ceux qui ont grandi devant un petit garçon à lunettes trouveront dans cet opus la maturité qu’il manquait sans doute aux derniers “Potter”.

Ensuite et sans conteste, la 3D s’impose. Sans aucun doute. Mes voisins de devant ont failli se prendre un mawashi-géri quand un insecte volant leur est passé entre les oreilles, et franchement, c’était réussi. Joli, et réussi. Je parle de l’effet, pas du mawashi-géri.

Et pour ce qui est du scénario, j’ai eu le sourire de bout en bout, emportée par l’impression permanente de bienveillance et de positivisme qui transpire du personnage principal. Juste un peu plus crispé par moments, le sourire. Avec mes ongles plantés dans les accoudoirs. Prenant,  de bout en bout.

Petit bémol pour ce qui est du statut “tout public”. Tout comme les derniers Harry Potter, cet opus laisse planer un doute sur l’âge d’accès aux salles. Tantôt violent comme seuls des sorciers et des monstres sanguinaires savent faire, tantôt subtilement poétique et plein de couleurs, le film ne lasse pas de surprendre, mais pourrait fort bien vous obliger à passer quelques nuits délicates  à vérifier si par hasard le dessous du lit de votre chérubin est bel et bien vide de tout monstre.

A vous de choisir.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Batman V Superman : l’aube de la justice

D’aucuns de ma connaissance ont crié au scandale, à la sortie de cette publicité ambulante pour les anabolisants. Moi, je suis rigoureusement les préceptes inculqués par ma-maman-à-moi-que-j’ai, à savoir « de tout, un peu », et après avoir dévoré les quelques lapins et œufs que mes trolls avaient daigné me laisser avant de filer chasser leur demi-tonne de chocolats supplémentaires dans les recoins de la maison de leur papa, j’ai filé me gaver les yeux et la mémoire de testostérone et de bombes sexuelles en combis très très très ajustées.

Et bon sang que ça fait du bien !

En une fin d’hiver maussade, remplie de mauvaises nouvelles aux infos, et d’encore moins bonnes nouvelles dans les forums politico-économiques, ça fait du bien un peu de débrancher ce qui nous sert de cerveau, de passer en mode passif-matage, et de juste se regonfler la libido.

Parce que non seulement le scénario est bien amené et ficelle tout comme il faut l’histoire pour nous emmener juste là où on doit être (bon, ok, en restant bon public, hein!), mais en plus mis à part pour Loïs Lane pour qui je trouve la casting définitivement raté, on est porté par une distribution au top, avec un Jesse Eisenberg plus félé que nature, une Gal Gadot parfaitement bien introduite pour les futurs opus, et bien sûr nos deux gravures masculines, piliers visuels.

Alors moi, Ben Affleck, je l’aimais bien en jeune premier aveugle de rouge vétu. Cette nouille de Jennifer Gardner a usé de tous ses lancers de couteaux pour lui mettre le grapin dessus, et apparemment elle cuisine bien. Du moins c’est ce que je croyais, à le voir engoncé dans ses chemises. Puis il l’a tombée, la chemise, pour une séance de muscu à faire rosir Hulk. Rien que pour ces 60 secondes de pur bonheur, je suis ravie d’avoir ingurgité 2h33 de boum, de paf, et d’explosions subatomiques diverses.

Oui, je sais messieurs les jaloux, les poids sont factices, et les tractions réalisées avec trucages. N’empêche. Et oui, il a pris quelques années. Ben il se trouve que moi aussi.

Alors je veux le même.

Ou alors l’autre, là. Le chti Henry incapable de s’habiller sans mettre son slip par dessus son collant. Paske lui aussi, quand il tombe la chemise, ça fait un choc. Alors s’il en a marre de cuisiner des œufs au plat pour cette potiche d’amy Adams, moi j’en veux bien aussi, des œufs. Au plat, à la coque, cru s’il le faut. Je prends !

Non, décidément, c’est trop dur de choisir. Je peux pas avoir un échantillon de chaque ?

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Star Wars : le retour de la Force

Il a d’abord fallu expliquer à mes trolls ce que c’était que cette pseudo série télé qui ne passe même pas à la télé, dont les épisodes n’étaient qu’au nombre hypothétique de 9, et qui sortaient dans le désordre et qu’à raison d’un épisode tous les 5 ans dans le meilleur des cas, et dont la moyenne d’âge des fans était de plusieurs fois 20 ans.

Quand ce fut fait, je me suis soudain retrouvée devant deux bambins ahuris dont les regards trahissaient toute la compassion qu’ils accordaient à mon statut de maman adorée et de vieille de plusieurs fois 20 ans. Et là, ce fut sans nul doute un ultime moment de grande solitude.

Alors, pour achever de convaincre la trollette de tout l’intérêt d’une sortie presque familiale au cinéma, j’ai légèrement spoilé le film en annonçant qu’une jolie et jeune héroïne allait combattre les méchants presque aussi bien que Black Widow. La partie fut gagnée. Merci les Avengers…

Franchement, avec tous les baratins lus de ci de là au sujet des studios Disney, on pouvait appréhender un peu le retour à l’écran du Jedi. Ben moi je me suis purement et simplement régalée. Mes trolls à l’unisson jouent encore, 48h après, aux gentils contre les méchants, la trollette affublée de trois chignons-couettes, et le troll un casque de scooter sur la tête et une voix volontairement rauque pour faire plus « trooper ».

La sauce a pris, et bien pris.

Mis à part une approche décidément un peu trop Hitlérienne du côté Obscur, les liens se font bien, les surprises s’enchainent, et on sort conquis de 75 minutes d’action. La trollette en a eu mal aux jambes en sortant, c’est dire.

J’avoue être assez admirative de ces grands studios qui chaque année trouvent le moyen de nous sortir de derrière les fagots de jeunes et superbes recrues quasi-inconnues à l’écran, capables de nous imprégner si bien du personnage qu’on a l’impression qu’il a été fait pour eux. Pro-ès combat au sabre laser, capable de nous attendrir d’un seul battement de cils, juste ce qu’il faut d’humour, et hop, le tour est joué. Ce doit être dans leur cahier des charges…

Il n’y aurait eu dans la file d’attente cette espèce de gros babouin malotru qui a trouvé viril d’insulter haut et fort sa moitié qui n’avait pas eu la présence d’esprit, chose dont il était semble-t-il complètement dépourvu, de prévoir l’achat de deux billets sur le net pour lui éviter la file d’attente (au demeurant fort bien gérée, bravo Monciné Anglet!), j’aurai trouvé l’ensemble de cette sortie particulièrement réussie. Sa femme m’a fait de la peine, je l’avoue. Pardon madame, mais ses démonstrations excédées de rancoeurs tenaces le faisaient entrer de plein pied du côté obscur, et il ferait bien de s’y terrer. Avec un masque, d’ailleurs.

Ensuite, à la sortie, il a fallu expliquer aux trolls toute la généalogie Skywalkerienne. C’était pas gagné. Ça c’est terminé par un bon schéma sur tableau noir, avec flèches et tout et tout. Là, je crois qu’ils ont compris. Et nous qui trouvions nos histoires de familles recomposées et d’enfants naturels très compliquées…

Alors pour couronner tout ça, on s’est refait le 4, d’épisode. Puis le 5. Et ce soir, le 6. Parce que finalement, la trollette, elle a bien aimé les histoires de guerres intergalactiques. Et le troll, il a bien aimé que la trollette aime bien. Et moi, ben comme je suis une maman dévouée, j’ai suivi le mouvement…

Et c’était trooooooooooooooooooooooooooooooooooooooop bien.

Le mot de la fin, c’est mon troll qui l’a eu.
 » Et dire que j’aurai 40 ans au prochain épisode « .

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Hunger Games : La révolte II

A la fin du premier numéro 3, je m’étais jurée de ne pas manquer le deuxième, de numéro 3. Et pourtant, j’ai bien failli passer à côté. Les évènements récents ayant monopolisé les sessions d’info toute la semaine, c’est par le plus grand des hasards que je l’ai entraperçu à l’affiche. Alors, bien sûr, j’ai foncé.

Je pourrais me draper dans une aura de militantisme anti-terroriste forcené en brandissant bien haut la bannière du « moi je continue à m’amuser et je les empapaoute », mais en fait, j’ai juste foncé parce que les « Hunger Games » précédents m’avaient conquise. C’est tout.

Et j’ai bien fait.

Très très sombre comme opus, un peu comme les « Harry Potter » qui s’assombrissent tellement qu’on se demande à la fin s’il s’agit bien d’une histoire destinée initialement à endormir les chérubins. Celui-ci navigue entre Guerre des Mondes et conflit géopolitique, mettant des images sur des propos ou méthodes trop détaillés ces derniers jours aux infos, beaucoup de violence, et pas mal de termes familiers désormais en matière de stratégie de guerre.

C’est violent, c’est dur, c’est prenant. Rambo peut aller se rhabiller.

On se demande pourtant qu’est-ce qu’elle peut bien trouver à ce blondinet fade alors qu’elle a à ses côté un sympathique et vigoureux spécimen. On essaye de suivre les effets de rappel en se remémorant quelques bribes du 3 numéro 1, qu’on a eu la bétise de ne pas re-regarder avant de passer à celui-ci, et on se vautre, un peu parce qu’on n’a pas de mémoire, un peu (et c’est une bonne chose) parce qu’ils nous ont évité le sempiternel flash back destiné à ceux qui prennent les sessions en route.

On s’y perd un peu dans certains petits riens ramenés çà et là sans que l’on sache bien d’où ça sort ni où ça nous mène, mais au final, on est dedans, et c’est ce qui compte.

La trame est bien ficelée, l’action ininterrompue, les effets spéciaux bien gérés (mais pas suffisants pour imposer une vision en 3D), et la miss vraiment bien dans son personnage. Allez, un bémol sur son perpétuel air de « mais enfin pourquoi ? » qui avait du plaire au réalisateur au point de le lui faire arborer à tout va.

On ne lui en veut pas, on s’y laisse prendre quand même.

Par contre, la fin un peu mièvre à mon goût sent le baclé. C’est dommage, après de telles réussites.

Mais ça n’enlève rien aux 135mn qui ont précédé, et je pense que, tout comme le Hobbit et autres Avengers, les Hunger Games vont venir s’ajouter à ma collection personnelle.

Et puis qui sait : peut-être que je vais me mettre à l’arc. Elle a l’air d’emballer pas mal, avec son arc, la drollesse. Et en combi cuir. C’est bien, le cuir.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Ant Man

C’est vrai quand même que le nom ne fait pas rêver.

Le concept non plus d’ailleurs… Un bonhomme minuscule qui chevauche une fourmi ailée ?… Mis à part me faire hésiter la prochaine fois que je mets un coup de bombe insecticide dans la maison, je ne voyais guère comment les studios Disney pourraient surenchérir sur les derniers Avengers. D’autant que je m’étais enquillé hier avec délice les 8 épisodes de « Agent Carter » qui ont assuré, sans que je ne l’ai prévu, une transition parfaite avec le tout début du film…

Même si d’aucuns pervers psychopathes s’étaient amusés au bureau cet après-midi à me culpabiliser de profiter de l’absence de mes trolls pour aller me la couler douce dans une salle climatisée, je fus subtilement inspirée de le faire quand même si j’en crois le petit nombre de spectateurs me permettant de choisir tout à mon aise LE siège central de l’allée presque centrale de la salle n°7, sans avoir à lutter de vitesse avec Bixente Goyenetche et ses copains de vacances, ou Mme Etcheverry et ses 4 bambins.

Il paraît que Stan Lee a attendu plus de 20 ans pour faire ce film (juste à temps d’ailleurs, parce que Michaël Douglas, bien qu’un peu rassis, est parfaitement à sa place d’ancien super-héro). D’un autre côté, à 130 millions de dollars le film, moi aussi j’aurai un peu attendu, histoire d’être bien certaine que les Marvels aient leur place dans les salles de cinémas et ne pas griller toutes mes économies d’un coup.

Même si le début, un peu long en baratins de tous genres (faut bien poser l’intrigue après tout), ne devrait pas tenir en haleine les moins de 10 ans, les choses ne tardent pas à se corser dans l’action, et ce fut pour mon plus grand bonheur.

Outre en prendre plein la vue avec une 3D plutôt bien maîtrisée, une bande son bien rock comme on aime depuis les Iron Man, et des piques d’humour à ne plus savoir où donner de la tête, on en a pour son argent.

C’est simple, je me suis tout simplement bien marrée.

A mon sens un cran au-dessus des Gardiens de la Galaxie pour ce qui est du second degré, les références incessantes non seulement au monde des Avengers, mais aussi à la « vraie vie » et son cortège d’objets du quotidien, nous portent d’un éclat de rire à un autre.

Ah oui, et puis on voit quand même qu’à 46 ans, un bon régime et quelques exercices peuvent encore, messieurs, avoir un effet positif sur vos pectoraux. En tous cas, ceux de Paul Rudd valent largement les 5 secondes qu’on leur consacre, 3D, ou pas 3D…

La suite, annoncée à grand renfort d’œillades appuyées, nous donne juste envie d’accélérer un peu les choses.

Et même si l’omniprésence actuelle des Marvels sur les écrans peut prêter à saturation, je trouve impressionnant que les producteurs aient à ce point harmonisé leurs choix financiers, et nous donnent en tir groupé des sessions entières de « séries » dont chaque épisode dure au moins 120mn…

Effet de mode, sans doute. Mais pour une fois, moi, j’aime bien suivre la mode.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

Jurassic World

Pourtant, j’étais prévenue.

En bonne mère de famille, j’avais même un avant-goût à l’heure du petit-déjeuner de ce qu’un conflit T-Rex / vélociraptor pouvait donner en cas de rupture de stock de Choco-Miels.

Et comme je ne suis pas non plus de première fraîcheur, j’ai fait partie de la génération qui a frissonné devant J-Park (le 1), J-Park (le 2), et aussi le pas terrible J-Park 3 que tout le monde s’est vite empressé d’oublier mais qui est quand même dans ma DVDthèque.

Là, on est rapidement immergé dans une suite, logique et avouée, du J-Park 1, le Vrai et Bon film de la saga. Et on repart de plus belle sur une île paradisiaque sur laquelle petits et grands dinosaures se côtoient dans une franche camaraderie faite de Youkaïdi-youkaïda et d’amitié vraie !

A la hauteur du tout premier opus, le Jurassic World pousse à l’extrême la notion du « tout commercialisable méthode Disney », et si l’on se prend à imaginer nos trolls s’essayer à jouer au cow-boy sur des tricératops, on est rapidement orienté vers du « politiquement correct » et on s’offusque tout comme il faut non seulement de l’approche bien trop peu écolo du gentil-mais-vilain milliardaire, mais aussi et surtout de voir comment une pimbêche coincée peut parvenir à séduire un Gardien de la Galaxie en deux coups de cuillère à pots. Pétasse.

A peine plus de temps lui est nécessaire pour tenir tête à un T-Rex. Qu’est-ce que ce serait si elle bossait pour Disney ?!

Bref, seul personnage pas très crédible du film, la rouquine en talons a, elle au moins, le plaisir de voir en direct live le changement de T-Shirt de Chris Pratt. Nous, on en est privés, et ça manque quand même un peu…

Pour ma part, si l’on en croit l’état final pitoyable de l’étui à lunettes que j’avais inconsciemment gardé dans les mains pendant les 124 minutes de courses-poursuites, j’ai été emportée dans un tourbillon d’effets spéciaux et de flash backs du plus bel effet.

Je me suis régalée, de bout en bout. J’ai serré les poings tout comme il faut, sursauté aux bons moments, rigolé itou. Je me suis immergée, quoi.

Seul bémol à mes yeux : parait que le film est « tous publics avec avertissement » ?

Moi, je collerai vite une étiquette « interdit aux moins de 10 ans »…

Ma trollette m’a bien expliqué le concept : « quand y’a pas de sang, les enfants peuvent regarder ». Ben là, du sang, y’en a à revendre. Alors tous aux abris à moins de devoir pour les 365 prochains soirs faire le tour des dessous de lits/de placards/de fauteuils avant d’obtenir un « couché-pas-bouger » digne de ce nom passé 21 heures.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Stardust, le mystère de l’étoile

Oui, je sais… Je suis restée un bon moment sans me manifester…

La faute à pas d’excuse, car moi aussi, ça m’éclate de commenter les films que je vois, et j’ai été la première à m’ennuyer de mon silence.

Alors en cette St Valentin, point de Grey ou de nuances de quoi que ce soit. Mes monstres sont avec moi, Brad Pitt encore trop occupé avec cette pétasse d’Angelina pour se soucier de qui que ce soit d’autre, alors j’ai sorti l’arme ultime des après-midis pluvieux en famille : Stardust.

Perso, je n’ai découvert ce petit bijou de comédie romantique au second degré affuté comme une lame de Wolverine qu’à l’occasion d’une promo chez l’hyper qui optimisme un max en ce moment, et qui distribuait (il y a déjà quelques poussières d’années de ça, mais encore ce matin, j’ai vérifié) ce gentil chef d’oeuvre.

Vous l’aurez compris, j’ai beau l’avoir vu, revu, re-revu encore et encore : j’adore.

Non seulement on se trouve face à un vrai film « tous publics » qui manie très habilement le second degré pour que grands et petits y trouvent leur compte, mais la trame super-originale et l’approche fantastique, associés à une distribution pleine d’auto-dérision qui clouera le bec aux plus dubitatifs des critiques (Robert de Niro, Michelle Pfeiffer, Claire Danes, Sienna Miller, Rupert Everett, Jason Flemyng, Peter O’Toole, Henry Cavill…) ont littéralement conquis non seulement mon cœur fleur bleue, mais également celui de mes deux monstres en culotte courte, et de tous les moins de 80 ans auxquels je l’ai fait découvrir. Si si si. Même mon ex-mari avait adoré. C’est dire.

C’est à croire pourtant que ce film a été oublié dans les récompenses et autres débats, parce que moi, perso, je n’en avais jamais entendu parler avant de l’acheter en tête de gondole « tout à 5€ »…

Alors parce que le romantisme, ça s’apprend,
Parce que l’humour et la dérision, c’est toujours bon à prendre,
Parce que les belles histoires, ça ne fait pas rêver que les petits,
Parce que c’est bon aussi parfois de se laisser porter par un scénario sans guerre ni robots,
Et parce que vous allez adorer, c’est sûr,

J’aurai tendance à vous conseiller de faire comme moi et d’aller en vitesse en mettre un exemplaire dans votre DVDthèque.

Un petit vaccin de rappel de temps en temps, ça fait du bien.
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.