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Trolls

Rien que pour le titre, il fallait que je le voie.
C’est pourtant la couleur qui a achevé de me convaincre. Une explosion d’arcs-en-ciel, de paillettes, de tonalités acidulées qui a éclairé notre soirée, aux trolls irunaguiens et à moi-même.

Et non contents de nous  amener un vrai et durable sourire aux lèvres, ces petits personnages bondissants ont réussi à nous entraîner dans leur rythme endiablé via une bande son absolument géniale.

Franchement, même si il n’y a pas grand chose à en dire faute de scénario vraiment original, je tire mon chapeau à la qualité d’images, qui a apporté juste assez de poésie pour que mes trolls à moi filent se laver les dents sans rechigner (la menace de se retrouver avec des dents de Bergens est redoutablement efficace), et en fredonnant « Earth, Wind and Fire ». Avec ses béquilles, c’était moins évident pour ma trollette de se trémousser…

Au final, une gentille et réjouissante soirée familiale, des trolls (les miens) ravis, et une folle envie de danser pour tout le monde. J’ai comme l’impression qu’on va remettre ça dans pas longtemps. L’aura « La la la Land » sans doute…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Les Minions, le Film

Il est de ces héros qui entrent dans votre vie de manière insidieuse, discrètement, et sans, à première vue, bouleverser votre quotidien.

Puis une fois en place, ils prennent de l’ampleur, s’installent plus confortablement, se mettent à l’aise. Votre entourage en ressent les premiers effets sans vraiment rien y comprendre, puis constate petit à petit un changement dans votre humeur, dans votre vocabulaire, dans votre habillement…

Et là, c’est le drame. Vous êtes addict.

Ben moi, les Minions, c’est exactement comme ça que ça m’a pris.

Au détour d’un « Moi, moche et méchant 2 », sans crier gare, après les 45 premières minutes les plus hilarantes qu’il m’ait été donné de vivre dans une salle obscure (si l’on fait exception de la fois où j’ai joué au docteur avec Jérôme Morin, en CE1, que la nature avait très chichement doté).

Mon vocabulaire à changé. Je me suis mise à clamer des « Banana !!!» tonitruants, des « Kumbahia !!! » de ralliement, et ai amené deux ou trois vendeuses de vêtements à la syncope quand je leur ai demandé ou était le rayon des salopettes en jean’s.

Mes vaillants et inaltérables fans, mes trolls, ont été les seuls à me soutenir tout au long de mon chemin de croix en attendant la sortie DU film et à accompagner mes cris de guerre de sentences toutes aussi incompréhensibles que seuls les initiés peuvent comprendre, savant mélange d’anglissismes, de noms de plats italiens, et de français.

Aujourd’hui, aboutissement de cette douloureuse patience adoucie seulement de quelques Avengers et autres Suédois bricoleur en jupette, l’avant-première !

Y’a pas à dire, le public était bien là pour passer un vrai bon moment. Que de sourires dans notre file devant la salle, alors que ceux de la file d’à côté, néo-gothiques sur le retour ou ados boutonneux en mal de sensations fortes, attendaient la mine sombre qu’on leur ouvre l’accès à « Unfriended » en s’appliquant bien soigneusement à darder un regard noir sur nos chérubins joufflus en Tshirts jaunes qui clamaient du « Banana !!! » à qui voulait les entendre. On ne la leur faisait pas : ils n’étaient pas là pour rigoler, eux.

J’étais pourtant pas très en forme, couchée tard, levée tôt, et je ne vous cache pas avoir eu quelque appréhension à l’idée de piquer un roupillon en plein cœur du film. Mais le test serait bon : si roupillon, film bidon.

Soyez donc rassurés : point de ronflement je n’émis, car point de somnolence je ne subis.

Mis dans le bain dès les première images, avec un Jingle « Universal » personnalisé et un raccourci de l’évolution des espèces qui demandera quand même une savante explication sciento-philosophique sur le chemin du retour, on est porté de bout en bout par une succession de situations et d’expressions plus hilarantes les unes que les autres, que l’on voudrait bien retenir pour en caser une ou deux autour de la machine à café demain au bureau histoire de se la péter un peu, mais que l’on oublie tellement elles se succèdent à un rythme effréné.

Le scénario, s’il n’a rien de bien original, laisse quand même la part belle à nombre de clins d’oeils bien avisés que les quarantenaires et plus sauront apprécier, et que les autres ne suivront que sous réserve de quelques révisions culturo-historiques sur les années 68.

La seule critique émise par mon grand troll « le vaisseau de la méchante, il est moche », ne risque pas de perturber beaucoup la réussite de ce petit moment de bonheur familial. De ce que j’en ai vu, les parents avisés qui avaient cru bon de doter leur progéniture de Pop-Corn modèle XL en ont été quittes pour se les ramener à la maison pour ce soir, tellement l’enchainement des fou-rires a monopolisé les bouches au détriment des règles de base de la gastronomie cinéphile.

Quant à la bande-son, c’est un pur moment d’immersion qui ne laissera pas indifférents les nostalgiques des années Woodstock (suivez mon regard…).

Bref, on s’est régalés, toutes catégories d’âges confondues.

Un vrai « tous publics » comme je les aime, ou l’on n’oublie pas de rester bien jusqu’à la fin du générique pour les scénettes bonus, et qui m’ont donné une envie furieuse de suivre une formation en langage Minion pour en caser quelques morceaux choisis dans mon jargon quotidien.

Des Minions, moi aussi j’en veux. Et s’il faut pour cela devenir une vraie méchante en robe rouge qui se la pète façon Iron Man en gala, qu’à cela ne tienne ! Méchante je deviendrai.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Pourquoi j’ai pas mangé mon père

On se l’était vue, cette bande annonce, et on s’était promis de ne pas le rater, le film. Avec Jamel Debbouze aux commandes et un thème plutôt original, ça promettait d’être un bon moment.

Limités en déplacements sur un périmètre restreint pour cause de poulinage imminent, tronqués d’une partie de la troupe Irunaguienne pour Pyjama party interdite aux plus de 8 ans, mais forte de mon troll ainé très au fait de la vie de l’homme de Neandertal depuis son passage aux grottes d’Oxocelhaya, nous avons ostensiblement snobé la foire au jambon pour nous poser, le temps d’un scénario, dans l’apaisante obscurité d’une avant-première.

Si mon troll s’est montré particulièrement réceptif aux pointes d’humour parfois un peu rase-motte de ces habitants des frondaisons, moi je suis quand même restée sur ma faim. Il faut dire que depuis le superbissime « Asterix et Cléopâtre » qui me vaut encore de sacrés fous-rires quand je me remonte le moral en me ressourçant d’un peu de Chabatitude, j’attendais un retour sur le devant de la scène du petit bonhomme qui réconcilierait la terre entière avec les zupards (zupistes ? Zupiens ?… bref, les habitants des ZUPs) et est, à mes yeux en tous cas, d’une drôlerie sans limite.

Là, on s’amuse, certes. Quelques clins d’oeil de société (comme l’arrivée de roms dans le village « homo-presque-sapiens »), et quelques raccourcis bien arrangeants confèrent au film un côté à la fois absurde et parodique qui lui va plutôt bien, et çà et là des visages reconnaissables, mimiques et expressions à l’appui, font revivre sous les traits d’un singe, ou de deux…, un de Funès qui nous ressort très à-propos l’une de ses réplique les plus célèbres.

Pourtant, quelques bons rires mis à part, la sauce n’a pas pris en ce qui me concerne. C’est dommage. Il y avait là de quoi scotcher petits et moins petits, d’autant que la 3D, ponctuellement valorisante, n’a pas apporté de réelle plus-value à mes yeux.

Mes vieilles lunettes rayées y sont peut-être pour quelque chose, qui sait ?

Julien, lui, a adoré.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

Shaun le Mouton

On aurait pu penser qu’avoir eu droit aux 2 x 20 épisodes des saisons 1 et 2 aurait tempéré mes ardeurs à l’annonce de la sortie DU film.

Que nenni !

Shaun le mouton, outre ma considération sans bornes pour la créativité qui fait d’un troupeau de moutons, d’un chien et d’un fermier bigleux en pâte à modeler de quoi tenir en haleine toute une maisonnée, a également les faveurs de mon humour parfois un peu décalé, je l’admets. Donc c’est en grandes pompes et à l’occasion d’une sortie familiale comme mes trolls et moi savons les faire que nous sommes allés profiter de l’avant-première de Shaun, le film.

Certaine trilingue (c’est dire si elle était mauvaise langue !!!) du bureau avait décrié mon choix, préférant sans doute aller bailler devant un Bob l’Éponge plus visqueux que l’original, ou encore se replonger dans une Maya l’Abeille qui aurait mieux fait d’attendre les beaux jours pour sortir de sa ruche. Libre à chacun de préférer passer et repasser la Reine des Neiges et son vibrato épuisant (elles se reconnaîtront…).

Mais comme ma maman l’avait déjà fait remarquer à ma maîtresse de maternelle « par l’amour propre, on obtient beaucoup plus », aussi ne dérogeant pas à cette sacro-sainte règle génétique, je me suis drapée dans mon amour-propre un chouya froissé, et on y est allé.

Règle n°1 : repérer les toilettes, parce qu’avec une trollette en urgence, et dans le noir, c’est moins facile.
Règle n°2 : persuader le plus grand des trolls que, non, ce n’est pas parce qu’on a déjà vu les 40 épisodes des DVD qu’on vient en revoir une version longue les enchaînant bout à bout. Le film relate une autre histoire, mais qui dure 1h40 au lieu de 12mn.
Règle n°3 : Essayer d’oublier que c’est l’heure de la digestion et garder les yeux ouverts en attendant le début du film.

Ce check de départ fut indispensable, et nous voilà parés.

Dès les premières secondes du film, le ton est donné, aussi bien pour les familiers de l’humour « shaunesque » que pour les néophytes. On reste parfaitement dans le ton de la série, avec des gags pour les petits, mais aussi pour les moins petits. Pour être parfaitement honnête, je ne sais pas, de moi ou de mes trolls, qui a ri le plus fort…

De nombreuses références à de grands classiques du cinéma (dont un chat Hannibal Lecter plus vrai que nature!), à de grands classiques tout court (le célébrissime passage pour piéton d’Abbey Road) et une bande son dynamique d’où sont exclus tous dialogues et laisse la part belle aux mimiques et situations cocasses, rendent les subtilités plus faciles à saisir, même à l’heure de la sieste. Le scénario se tient, les rires se suivent et ne se ressemblent pas, et la tronche des moutons donnerait presque envie d’en avoir une petite dizaine à la maison.

La morale de l’histoire ?
Un « Home sweet Home » plus vrai que nature, agrémenté d’un rien d’anthropomorphisme qui font réfléchir à son choix de vie. Par contre, les cochons, je vais éviter.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Stardust, le mystère de l’étoile

Oui, je sais… Je suis restée un bon moment sans me manifester…

La faute à pas d’excuse, car moi aussi, ça m’éclate de commenter les films que je vois, et j’ai été la première à m’ennuyer de mon silence.

Alors en cette St Valentin, point de Grey ou de nuances de quoi que ce soit. Mes monstres sont avec moi, Brad Pitt encore trop occupé avec cette pétasse d’Angelina pour se soucier de qui que ce soit d’autre, alors j’ai sorti l’arme ultime des après-midis pluvieux en famille : Stardust.

Perso, je n’ai découvert ce petit bijou de comédie romantique au second degré affuté comme une lame de Wolverine qu’à l’occasion d’une promo chez l’hyper qui optimisme un max en ce moment, et qui distribuait (il y a déjà quelques poussières d’années de ça, mais encore ce matin, j’ai vérifié) ce gentil chef d’oeuvre.

Vous l’aurez compris, j’ai beau l’avoir vu, revu, re-revu encore et encore : j’adore.

Non seulement on se trouve face à un vrai film « tous publics » qui manie très habilement le second degré pour que grands et petits y trouvent leur compte, mais la trame super-originale et l’approche fantastique, associés à une distribution pleine d’auto-dérision qui clouera le bec aux plus dubitatifs des critiques (Robert de Niro, Michelle Pfeiffer, Claire Danes, Sienna Miller, Rupert Everett, Jason Flemyng, Peter O’Toole, Henry Cavill…) ont littéralement conquis non seulement mon cœur fleur bleue, mais également celui de mes deux monstres en culotte courte, et de tous les moins de 80 ans auxquels je l’ai fait découvrir. Si si si. Même mon ex-mari avait adoré. C’est dire.

C’est à croire pourtant que ce film a été oublié dans les récompenses et autres débats, parce que moi, perso, je n’en avais jamais entendu parler avant de l’acheter en tête de gondole « tout à 5€ »…

Alors parce que le romantisme, ça s’apprend,
Parce que l’humour et la dérision, c’est toujours bon à prendre,
Parce que les belles histoires, ça ne fait pas rêver que les petits,
Parce que c’est bon aussi parfois de se laisser porter par un scénario sans guerre ni robots,
Et parce que vous allez adorer, c’est sûr,

J’aurai tendance à vous conseiller de faire comme moi et d’aller en vitesse en mettre un exemplaire dans votre DVDthèque.

Un petit vaccin de rappel de temps en temps, ça fait du bien.
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Les pingouins de Madagascar

Il est de ces WE où l’envie vous prend d’être gentil.

Peut-être parce qu’autour de vous quelqu’un a fait mouche et vous a fait passer le relais. Peut-être un effet des astres….

Toujours est-il qu’après avoir constaté à 1h du matin en rentrant d’un repas tardif que mes trolls avaient œuvré à ma place et me permettaient ainsi de gagner 30mn de sommeil, puis le lendemain avoir été « assaillie » sur le parking du supermarché local par deux messieurs en mal de m’offrir les bons de réductions qu’ils venaient de recevoir pour leurs achats (« Vous achèterez des chocolats à la petite, Madame ! »), me voilà bien décidée à renvoyer l’ascenseur.

Par temps de pluie, et pour viser des trolls tranche 7/9 ans, une solution radicale : le cinéma.

Ça tombait bien : l’avant-première des « Pingouins de Madagascar » était programmée sur Bayonne. Autant dire que les chambres furent rangées en deux coups de cuillère à pot, le repas dominical expédié en trois coups de fourchette, et nous voici en rangs serrés alignés rang 12 (« bien au milieu, hein, maman ! ») au milieu d’une foule de parents accompagnateurs de laminaks tranche 7/9 ans.

Certes, on est loin des fous-rires déclenchés par les Minions du MM&M2, mais on tient là un vrai bon moment familial, ou alternent quiproquos et situations cocasses, et dont les héros bicolores se voient donner la réplique par une version « toons » des Avengers et du S.H.I.E.L.D. du meilleur effet. Tom Cruise est également rhabillé pour l’hiver avec un remake de la scène culte de son « Edge of Tommorrow », et les méchants de James Bond ont également été légèrement relookés. Quant aux inconditionnels de « la Marche de l’Empereur », ils vont enfin voir l’envers du décor.

Mais je n’en dis pas plus sinon je devrai vous tuer après.

Il y en a pour tous les âges. Les minis-vous y trouveront moult moments hilarants, et vos petits esprits perspicaces feront facilement le lien avec pas mal de blockbusters de 2013/2014 qui prennent soudain une dimension bien moins dramatique.

Au final, on se régale.

J’ai même capté en sortant une remarque faite par un monsieur qui attendait sa séance dans le hall « je ne sais pas ce qu’ils viennent de voir, tous ces gens, mais vu leurs sourires radieux il faudra qu’on y aille nous aussi ».

Il a raison : allez-y.
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Astérix et le Domaine des Dieux

Bon, déjà, Asterix, moi, j’ai grandi avec.

J’ai même fait partie de cette poignée d’irréductibles qui ont crié au sacrilège quand le scénario des BD a été galvaudé repris.

Mis à part l’essai parfaitement réussi de Chabat, j’ai été super déçue par les adaptations suivantes.

Alors cet opus-ci, bien que vanté par certaines de mes nouvelles collègues envoyées en éclaireuses, je l’attendais de pied ferme.

Ajoutons à ce cocktail déjà bien amorcé la patte d’Alexandre Astier, mon Dieu et Maître, et ça ne pouvait qu’exploser.

Boum.

J’ai passé 1h25 hilare, à ne plus savoir où donner de l’oreille sur les répliques, de l’oeil pour les faciès connus et reconnus, et de l’imagination pour mon jeu préféré « mais-c’est-qui-donc-qui-a-prêté-sa-voix ? ».

Et déjà rien que sur ce terrain-là, je salue le casting, particulièrement juste et ciblé qui couvre parfaitement de bout en bout l’oeuvre d’Uderzo et Goscinny, en réintégrant pour l’occasion Chabat (mon Dieu et Maître n°2 !) ainsi qu’une grande partie de l’équipe de Kaamelot dont on reconnaît les timbres jusqu’à la toute dernière réplique.

Mes trolls, pliés en deux de part et d’autre de mon fauteuil, se dépliaient de temps en temps pour vérifier que j’avais bien repris mon souffle, puis repartaient de plus belle.

Baladée entre le Seigneur des Anneaux et le combat final des Avengers, immergée en plein conflit social et méthodes de management participatif (moi qui en suis à la page 120 du livre confié par mon boss sur le sujet…), et replongée dans un magnifique flash back de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ » agrémenté du jingle de France Inter, j’ai été comblée. Que dire du petit clin d’oeil à l’opus de Chabat avec la bande son qui reprend elle aussi son titre fleur bleue ritalisant « Sara perque ti amo » qui fit battre la semelle à une salle de 325 personnes ?

Bref, vous l’aurez compris, je cautionne. Un max. Sans réserve.

Les créateurs originels annonçaient leur BD couvrant les besoin culturo-hilarants des 7 à 77 ans. Je confirme.

Quant à Julien qui m’a demandé de lui commencer la collection des BD pour Noël, une fois n’est pas coutume, je vais libérer une étagère de mes polars et répondre à sa demande. Et comme en plus je suis une maman dévouée, je les relirai avec lui. Si si. Je le ferai. Ça lui fera tellement plaisir.

Pour ce qui est de mon énième coup de cœur pour Alexandre Astier, oserai-je dire qu’il met la barre très très haut en matière de second degré et de dérision ? En ce qui me concerne, il vient de valider sans fausse note son « après Kaamelot ». Et moi, un humour pareil, un tel talent, ça me fait vibrer (Alexaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaandre!!!!!!).

Mes prétendants vont devoir s’accrocher. Il faudra au moins le physique de Thor pour détrôner un tel trait d’esprit. Courage messieurs. La salle de gym, c’est en bas à droite.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Le grimoire d’Arkandias

L’occasion fait le larron paraît-il…

Alors quand j’ai eu la possibilité, par un temps venteux et inconfortable, d’aller me mettre à l’abri pendant 1h32 avec un reste des bonbons des 7 ans de ma trollette, j’ai foncé.

Qu’on le dise de suite : Harry Potter n’a rien à craindre de ce gentil film à la française. Pas d’effets spéciaux à couper le souffle, pas de scénario plus contorsionné qu’une chinoise du Cirque de Pékin… Rien de très spectaculaire, et pourtant on passe un bon moment en compagnie de ces gamins anti-héros qui se trouvent mêlés à une aventure fantastique sur fond de sorcellerie.

S’il en est un qui m’a coupé le souffle, c’est Clavier. Pour une fois qu’il sort de son registre d’éternel bouffon, il semble se rapprocher de son métier premier, celui d’acteur. Il est juste, un rien comique sans plus, et pour une fervente opposante comme moi, très convainquant au final.

Le trio des « méchantes » tire aussi son épingle du jeu, même si LE rôle d’Anémone restera à tout jamais pour moi celui du Grand Chemin. Elles sont drôles, complémentaires, et même si leur crédibilité est validée sous toutes réserves, elles nous sortent quelques petites répliques sympathiques qu’il faut guetter pour ne pas les rater.

Armelle et son irrésistible « j’ai le physique plutôt brésilien » reste, pour moi, une phrase à replacer un jour dans la conversation.

Une sortie familiale qui peut valoir le détour, d’autant que le hasard des calendriers a voulu que la sortie (le 22/10) coïncide avec l’histoire du film (le 23/10). Avec un bon paquet de pop-corns, vous devriez marquer des points aux yeux de vos pré-ados, ados tardifs ou adultes attardés.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

 

DRAGONS II

Depuis « Peter et Elliot le Dragon », j’attendais un film qui me fasse de nouveau vibrer pour ces grosses bébêtes au parfum barbecue.

Ce fut le cas avec le premier topic « Dragons » sorti en 2010, extrait de la série de livres pour enfants « Comment entraîner ton dragon ». Bien que l’ayant découvert sur le tard, et en 2D seulement j’avais bien aimé, été séduite par les personnages, l’originalité de l’histoire, et tout et tout.

Donc là, la version II était attendue de pied ferme, d’autant que cette fois, mes trolls seraient assez grands pour être de la partie, lunettes 3D sur le bout du nez et fessiers calés dans les réhausseurs, vessies vidangées, silence imposé.

Et on en a eu pour notre attente !

Ne serait-ce que pour les 10 premières minutes du film qui nous filent le vertige à grand renfort d’une 3D parfaitement maîtrisée et utilisée à point. Commencer sur une espèce de match de Quidditsch à la sauce Basque où les moutons-cognards hilarants n’ont rien à envier à leur homologue britannique Shaun, est sportif et osé, mais amène direct dans l’ambiance aérienne du film.

La bande son est elle aussi pour beaucoup dans la réussite de ce petit moment de bonheur ou l’on se prend nous aussi à vouloir maîtriser d’un seul mouvement de la main la bête sauvage qui nous sert de (au choix) chat/chien/hamster/poisson rouge à la maison.

Et s’il faut pour ça s’amputer du pied gauche, qu’à cela ne tienne !

De toutes manières, le chat/chien/hamster/poisson rouge que l’on essaye vainement de dompter depuis des mois a déjà commencé au quotidien, doucement mais sûrement, à nous rogner les orteils, alors…

Tout y est.

Du scénario bien ficelé qui trame d’un bout à l’autre une réelle aventure fantastique, à l’image qui fait la part tellement belle aux décors qu’on nous les ressort au générique final (moi j’ai bien aimé, mais les trolls moins, qui attendaient des scénettes…), en passant par la morale, sauve (« Faut pas faire chier le cow-boy noir »), avec plein de bons principes éducatifs disséminés de ci de là et qui pourront en toute efficacité être ressortis au besoin à vos chérubins joufflus et turbulents (« Ici l’Alpha, c’est moi! ») et au passage vous rassurent aussi un peu sur les limites de votre pouvoir (« les petits n’écoutent personne, pas même l’Alpha »).

Je ne donne que mon avis d’adulte me direz-vous ?

Que nenni !!

Mon panel « scolaires moins de 10 ans » à peine descendu du Kangoo (rebaptisé pour l’occasion « Crocmou ») est déjà dehors à courir partout, ailes déployées, pour sauver les dragons de notre clan, après m’avoir demandé de leur trouver la série de livres pour leur bibliothèque. Alors si en plus ça leur donne envie de lire, moi, je cautionne un max !

Je vais aussi garder un oeil sur les moutons du voisin, des fois que l’idée germe dans la caboche de mes trolls de mettre en pratique ce qu’ils ont vu sur écran…

Bref, un vrai bon moment à partager en famille, clairement tous publics que j’adorerai même revoir toute seule, juste pour le fun.

C’est simple, j’en ai oublié que c’était un film d’animation et m’attendais presque à trouver le nom des acteurs au générique (et des dresseurs de dragons, of course).

D’ailleurs, je suis impatiente de voir ce qu’ils vont faire du troisième Opus…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

BELLE ET SEBASTIEN

Ah… Mehdi… Sa gueule d’ange… Son petit sourire en coin (je le soupçonne d’être à l’origine de mon addiction aux rictus-en-coin…)… Son gros papouf tant envié, plus obéissant que Poly, plus câlin que Elliot le Dragon, et plus baveux qu’un Minion…

Je ne pouvais pas, en toute conscience, passer à côté du remake de « Belle et Sébastien » sans aller, moi aussi, me caler dans un fauteuil profond et savourer chaque minute de cette si belle histoire sur laquelle j’ai fantasmé de mes 5 ans (Belle et moi dans la montagne, moi et Belle contre les méchants, Belle et moi jouant dans le ruisseau…) à mes 12 ans (Sébastien et moi, Moi et Sébastien dans la montagne, Sébastien et moi contre les méchants…).Aussi, j’ai calé mes deux trolls sur le siège arrière du Kangoo, et pendant les 20mn qui nous séparaient du cinéma, j’ai entrepris un briefing complet accéléré sur le basique de cette merveilleuse histoire.

Au début, ils ont eu l’air dubitatifs. Pas facile pour eux en effet de ne pas douter d’une histoire tellement vieille qu’à l’époque la télévision couleur n’existait pas. Camille s’est même inquiétée de savoir si, sur cette époque pré-glaciaire, les voitures roulaient déjà.

Julien, lui, a tenu à s’assurer que le film serait bien en couleurs. Sait-on jamais.

 

Bref, calibrés pour l’occasion, nous nous laissâmes porter…

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. D’un film aux images superbes (pardon, on dit « décors naturels »), aux acteurs authentiques (Ah, Tchécky Karyo…), à la trame simple et morale…

Simple ? Non ! Dans mon débriefing, j’avais omis d’assurer la leçon accélérée sur la Seconde Guerre Mondiale à mes deux écoliers de 9 et 6 ans.

Cet oubli magistral de la maman prévoyante que je suis fut fatal à la bonne compréhension du film pour Julien (le cérébral) qui contrairement à sa petite sœur ne s’est pas contenté de voyager à travers les images d’une amitié sans failles entre un petit garçon et son chien.

Il attribua ainsi le rôle du méchant au gentil docteur résistant, « puisqu’il part en montagne avec des gens et en revient seul, c’est qu’il les y a volontairement perdus, c’est sûr ! », et a mis plusieurs jours à accepter l’idée que les marcheurs devaient absolument passer de l’autre côté de la montagne pour franchir une frontière invisible qui leur sauverait la vie. Parce que c’est connu, une frontière, y’a forcément un grillage et des barrières. Sinon, c’est pas une frontière.

Ne commettez donc pas cette grossière erreur d’imaginer un seul instant que vos enfants se contenteront de survoler la trame du film et préparez-les un minimum… Ils en apprécieront davantage ce film magnifique.

Quant à vous, les parents, ayant saoulé votre entourage avec la chansonnette toute votre enfance « beeeeeelle, tu es si beeeeeeeelle qu’en te trouvaaaaaaaaant, je t’ai aimééééééééé », vous subirez la version 2013 (chapeau bas, Zaz !) sur le trajet retour, le bain du soir, le repas, le coucher, le réveil, et ce pour les 15 jours qui suivront la projection au moins. Un juste retour des choses…

Mon dernier conseil : pour éviter d’avoir ensuite à éplucher les petites annonces pour y trouver la maison avec graaaaaaaaaand jardin pour y accueillir le superbe Montagne des Pyrénées de 80kgs nouvelle mascotte de la maison, je vous conseille de les démarabouter par un flashback sur Nemo. Si si. Plus évident à gérer, un poisson rouge…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…