Archives de catégorie : Aventures

Tomb Raider

J’ai fait partie de ces précurseurs qui ont connu le jeu avant le film, et  le nom de Lara Croft avant de connaître celui d’Angelina Jolie. J’ai été formatée par cette dernière à attendre une Lara imperturbable, au top de ses réflexes, avec une plastique à rendre jalouse Eve Mc Pherson. Alors la version 2018, je l’attendais de pied-ferme.

Les paris étaient ouverts dans la voiture, pour deviner si cette ballerine suédoise reconvertie serait à la hauteur du personnage. Pas facile de passer derrière Angie (mais Brad, si tu es partant, je veux bien tenter le coup…). Ça demande beaucoup d’abnégation, un rien de volonté, et pas mal d’entrainement. Mais au final, elle assure grave la petite Alicia Vikander !

Elle parvient même à donner à ce personnage aseptisé et prévisible ce petit rien d’humanité qui lui manquait. Le côté « je ne maîtrise pas tout » qui le rend accessible à la ménagère de moins de 50 ans qui se prend à rêver le temps de l’heure 58 de film que, elle aussi, elle pourrait peut-être être une aventurière crédible, si elle s’en donnait la peine… (n’y voyez là rien de personnel bien entendu…).

Bref, il semble que le film soit légèrement boudé si on en croit la salle vide qui nous fut offerte pour la séance, et qui permit à mes trolls de laisser aller leur trop-plein d’admiration par des « Oh » et des « Ah », et des bonds sur les fauteuils à chaque revirement de situation (et il y en eut, des bonds…). Mais franchement, ce dédain n’est pas mérité.
Nous, on a bien aimé, vraiment. On est sortis de là boostés comme pas possible, la queue de cheval au vent et avec un goût définitivement avéré pour les marcels.

D’ailleurs, la chasse aux oeufs s’est transformée en quête archéologique, et Laurent Croft donnait la réplique à Lara dans le jardin. Prochain WE, c’est certain, les trolls vont ressortir le carcan et les flêches fabriqués pour HawkeEye…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Insaisissables 2

D’aucun diront que je ne suis pas facilement influençable. Pourtant en matière de films, rien ne vaut un bon bouche à oreille. Aussi quand plusieurs de mes collègues ou amis m’ont vanté les mérites de ce dernier opus des Magiciens des temps modernes, j’ai cru bon de balayer tout net l’impression d’inachevé laissée par leur premier film, et je me suis organisée une petite virée rien-que-pour-moi au frais d’une salle sombre.

Et c’est là que j’ai oublié que l’avis des uns et des autres dépend aussi de leur vision du monde. « Ma » vision du monde ayant quelques poussières d’années de plus que la leur, il fallait bien que ça ressorte d’une manière où d’une autre. Eh bien là, c’est ressorti violemment…

En fait, si je ne remets pas en question la réalisation assez bien ficelée, ni même le casting plutôt juste du film, la moyenne d’âge de la salle ainsi que le thème de base (« on est de gentils méchants mais vous ne nous attraperez pas même qu’on reste bien visibles au milieu des vrais gens et qu’on passe notre temps à expliquer nos tours de magie ») auraient dû m’alarmer.

Pâle copie d’un « Ocean’s » aux rebondissements à tiroirs, Insaisissables 2 reprend une recette qui a fait ses preuves, mais avec nettement moins de brio que l’équipe de Clooney, et des dialogues qui se voudraient percutants et pleins d’humour. Mais vouloir ne fait pas tout quand on ne s’appelle pas Audiard, et la sauce ne prend décidément pas.

Donc, pour ma part, à moins d’être un afficionados des tours de passe-passe, ou d’avoir une clim en panne au bureau, ne perdez pas votre temps. Il finira bien par passer à la télévision…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Hunger Games : La révolte II

A la fin du premier numéro 3, je m’étais jurée de ne pas manquer le deuxième, de numéro 3. Et pourtant, j’ai bien failli passer à côté. Les évènements récents ayant monopolisé les sessions d’info toute la semaine, c’est par le plus grand des hasards que je l’ai entraperçu à l’affiche. Alors, bien sûr, j’ai foncé.

Je pourrais me draper dans une aura de militantisme anti-terroriste forcené en brandissant bien haut la bannière du « moi je continue à m’amuser et je les empapaoute », mais en fait, j’ai juste foncé parce que les « Hunger Games » précédents m’avaient conquise. C’est tout.

Et j’ai bien fait.

Très très sombre comme opus, un peu comme les « Harry Potter » qui s’assombrissent tellement qu’on se demande à la fin s’il s’agit bien d’une histoire destinée initialement à endormir les chérubins. Celui-ci navigue entre Guerre des Mondes et conflit géopolitique, mettant des images sur des propos ou méthodes trop détaillés ces derniers jours aux infos, beaucoup de violence, et pas mal de termes familiers désormais en matière de stratégie de guerre.

C’est violent, c’est dur, c’est prenant. Rambo peut aller se rhabiller.

On se demande pourtant qu’est-ce qu’elle peut bien trouver à ce blondinet fade alors qu’elle a à ses côté un sympathique et vigoureux spécimen. On essaye de suivre les effets de rappel en se remémorant quelques bribes du 3 numéro 1, qu’on a eu la bétise de ne pas re-regarder avant de passer à celui-ci, et on se vautre, un peu parce qu’on n’a pas de mémoire, un peu (et c’est une bonne chose) parce qu’ils nous ont évité le sempiternel flash back destiné à ceux qui prennent les sessions en route.

On s’y perd un peu dans certains petits riens ramenés çà et là sans que l’on sache bien d’où ça sort ni où ça nous mène, mais au final, on est dedans, et c’est ce qui compte.

La trame est bien ficelée, l’action ininterrompue, les effets spéciaux bien gérés (mais pas suffisants pour imposer une vision en 3D), et la miss vraiment bien dans son personnage. Allez, un bémol sur son perpétuel air de « mais enfin pourquoi ? » qui avait du plaire au réalisateur au point de le lui faire arborer à tout va.

On ne lui en veut pas, on s’y laisse prendre quand même.

Par contre, la fin un peu mièvre à mon goût sent le baclé. C’est dommage, après de telles réussites.

Mais ça n’enlève rien aux 135mn qui ont précédé, et je pense que, tout comme le Hobbit et autres Avengers, les Hunger Games vont venir s’ajouter à ma collection personnelle.

Et puis qui sait : peut-être que je vais me mettre à l’arc. Elle a l’air d’emballer pas mal, avec son arc, la drollesse. Et en combi cuir. C’est bien, le cuir.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Spectre

Les nouveaux James Bond, c’est comme les vaccins : il faut toujours en voir au moins deux avant de valider, ou pas, le personnage.

Moi, Daniel Craig, j’avais du mal. Pourtant le Skyfall à lui tout seul avait balayé net mes solides réticences à cautionner la sex-aptitude de ce blondinet Bond. Je ne pouvais donc pas, en tout professionnalisme, asseoir là ma décision sans retourner vérifier des mes yeux l’approbation pectoro-abdominale que je pouvais apporter à James (Vous permettez que je vous appelle James, Daniel ?).

J’ai donc saoûlé mes collègues une fois de plus, claironné à qui voulait l’entendre que ce soir, j’avais rendez-vous avec un Martini-Vodka-au-shaker-pas-à-la-cuillère et avec le beau gars qu’il y aurait au bout du verre, ai quitté le bureau avant presque tout le monde, et j’ai maté.

Peut-être est-ce le contexte pas très enthousiaste qui a tempéré mes ardeurs, peut-être les très (trop?) nombreux clichés de jeunes adonis carrossés comme une Aston Martin que ma jeune blonde collègue se plait depuis quelques semaines à me distiller en longueur de journée ont-ils émoussé mon regard bienveillant sur les plus de 30 ans?

Toujours est-il que moi, ce James Bond, je ne l’ai pas franchement trouvé à la hauteur des 300 millions de dollars qu’il a coûté. Bien, certes. Plein d’actions, de moments spectaculaires, de décors et de costumes superbes.

Mais il lui manque ce petit je-ne-sais-quoi qui a fait toute la différence entre Quantum of Solace et Skyfall.

Il y a quand même du bon, hein, dans cet opus-là. Je me suis même surprise à sourire à quelques répliques bien avancées.

J’ai aussi adoré cette façon de renouer avec les Bond des années 60/70. Le look, les voitures, le style étaient fortement orientés en ce sens, et ça c’était une sacrée bonne idée. Tous les petits rappels qui vont bien donnent une dimension particulière au scénario.

Et même si on n’est pas d’obédience mâle, on se laisse gagner par un « Oh ! » admiratif devant l’Aston Martin du film. 32 Millions rien que dans les 10 voitures nécessaires au tournage, dont 7 entièrement détruites…

Pour le reste par contre, Léa Seydoux, définitivement non. Monica Bellucci non plus d’ailleurs. Je suis encore à me demander ce qu’elle fiche dans le film d’ailleurs.

Après, on sait bien que les James Bond girls ne sont pas recrutées sur leurs talents d’actrices…

Et puis Daniel, je suis désolée, mais toi et moi ça ne va pas le faire.

J’ai essayé pourtant. Mais vraiment, là, tu me fais autant d’effet qu’un merlu mariné aux cèpes. Le néant. Pas la moindre petite vibration. Nada. Niente. Que dalle.

C’est pourtant pas faute aux artificiers et d’avoir fait péter à tout va, y compris en plein désert Marocain, pendant que tu bondissais dans tous les sens. Mais vraiment, si je regarde ne serait-ce que les souvenirs de Sean que j’ai de toute petite, ou ceux de Pierce un peu moins rassis, là, les souvenirs de toi, ben ils ne tiennent pas la distance.

Faut pas m’en vouloir bonhomme. Moi, je les aime bruns mes espions du MI6.

Alors voir tes pectoraux d’entrée de jeu sur un générique très moyen, et une bande son pas franchement à la hauteur de ce qu’Adèle nous avait concocté, ça refroidi.

Alors peut-être bien, mon cher Daniel, qu’il est temps de laisser la place au suivant ? Nous en trouver un plein de charme, d’humour et de pectoraux, de chti nouveau. Un homme objet fort, fier et imperturbable. Comme on aime nos James Bond, quoi.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Ant Man

C’est vrai quand même que le nom ne fait pas rêver.

Le concept non plus d’ailleurs… Un bonhomme minuscule qui chevauche une fourmi ailée ?… Mis à part me faire hésiter la prochaine fois que je mets un coup de bombe insecticide dans la maison, je ne voyais guère comment les studios Disney pourraient surenchérir sur les derniers Avengers. D’autant que je m’étais enquillé hier avec délice les 8 épisodes de « Agent Carter » qui ont assuré, sans que je ne l’ai prévu, une transition parfaite avec le tout début du film…

Même si d’aucuns pervers psychopathes s’étaient amusés au bureau cet après-midi à me culpabiliser de profiter de l’absence de mes trolls pour aller me la couler douce dans une salle climatisée, je fus subtilement inspirée de le faire quand même si j’en crois le petit nombre de spectateurs me permettant de choisir tout à mon aise LE siège central de l’allée presque centrale de la salle n°7, sans avoir à lutter de vitesse avec Bixente Goyenetche et ses copains de vacances, ou Mme Etcheverry et ses 4 bambins.

Il paraît que Stan Lee a attendu plus de 20 ans pour faire ce film (juste à temps d’ailleurs, parce que Michaël Douglas, bien qu’un peu rassis, est parfaitement à sa place d’ancien super-héro). D’un autre côté, à 130 millions de dollars le film, moi aussi j’aurai un peu attendu, histoire d’être bien certaine que les Marvels aient leur place dans les salles de cinémas et ne pas griller toutes mes économies d’un coup.

Même si le début, un peu long en baratins de tous genres (faut bien poser l’intrigue après tout), ne devrait pas tenir en haleine les moins de 10 ans, les choses ne tardent pas à se corser dans l’action, et ce fut pour mon plus grand bonheur.

Outre en prendre plein la vue avec une 3D plutôt bien maîtrisée, une bande son bien rock comme on aime depuis les Iron Man, et des piques d’humour à ne plus savoir où donner de la tête, on en a pour son argent.

C’est simple, je me suis tout simplement bien marrée.

A mon sens un cran au-dessus des Gardiens de la Galaxie pour ce qui est du second degré, les références incessantes non seulement au monde des Avengers, mais aussi à la « vraie vie » et son cortège d’objets du quotidien, nous portent d’un éclat de rire à un autre.

Ah oui, et puis on voit quand même qu’à 46 ans, un bon régime et quelques exercices peuvent encore, messieurs, avoir un effet positif sur vos pectoraux. En tous cas, ceux de Paul Rudd valent largement les 5 secondes qu’on leur consacre, 3D, ou pas 3D…

La suite, annoncée à grand renfort d’œillades appuyées, nous donne juste envie d’accélérer un peu les choses.

Et même si l’omniprésence actuelle des Marvels sur les écrans peut prêter à saturation, je trouve impressionnant que les producteurs aient à ce point harmonisé leurs choix financiers, et nous donnent en tir groupé des sessions entières de « séries » dont chaque épisode dure au moins 120mn…

Effet de mode, sans doute. Mais pour une fois, moi, j’aime bien suivre la mode.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

Jurassic World

Pourtant, j’étais prévenue.

En bonne mère de famille, j’avais même un avant-goût à l’heure du petit-déjeuner de ce qu’un conflit T-Rex / vélociraptor pouvait donner en cas de rupture de stock de Choco-Miels.

Et comme je ne suis pas non plus de première fraîcheur, j’ai fait partie de la génération qui a frissonné devant J-Park (le 1), J-Park (le 2), et aussi le pas terrible J-Park 3 que tout le monde s’est vite empressé d’oublier mais qui est quand même dans ma DVDthèque.

Là, on est rapidement immergé dans une suite, logique et avouée, du J-Park 1, le Vrai et Bon film de la saga. Et on repart de plus belle sur une île paradisiaque sur laquelle petits et grands dinosaures se côtoient dans une franche camaraderie faite de Youkaïdi-youkaïda et d’amitié vraie !

A la hauteur du tout premier opus, le Jurassic World pousse à l’extrême la notion du « tout commercialisable méthode Disney », et si l’on se prend à imaginer nos trolls s’essayer à jouer au cow-boy sur des tricératops, on est rapidement orienté vers du « politiquement correct » et on s’offusque tout comme il faut non seulement de l’approche bien trop peu écolo du gentil-mais-vilain milliardaire, mais aussi et surtout de voir comment une pimbêche coincée peut parvenir à séduire un Gardien de la Galaxie en deux coups de cuillère à pots. Pétasse.

A peine plus de temps lui est nécessaire pour tenir tête à un T-Rex. Qu’est-ce que ce serait si elle bossait pour Disney ?!

Bref, seul personnage pas très crédible du film, la rouquine en talons a, elle au moins, le plaisir de voir en direct live le changement de T-Shirt de Chris Pratt. Nous, on en est privés, et ça manque quand même un peu…

Pour ma part, si l’on en croit l’état final pitoyable de l’étui à lunettes que j’avais inconsciemment gardé dans les mains pendant les 124 minutes de courses-poursuites, j’ai été emportée dans un tourbillon d’effets spéciaux et de flash backs du plus bel effet.

Je me suis régalée, de bout en bout. J’ai serré les poings tout comme il faut, sursauté aux bons moments, rigolé itou. Je me suis immergée, quoi.

Seul bémol à mes yeux : parait que le film est « tous publics avec avertissement » ?

Moi, je collerai vite une étiquette « interdit aux moins de 10 ans »…

Ma trollette m’a bien expliqué le concept : « quand y’a pas de sang, les enfants peuvent regarder ». Ben là, du sang, y’en a à revendre. Alors tous aux abris à moins de devoir pour les 365 prochains soirs faire le tour des dessous de lits/de placards/de fauteuils avant d’obtenir un « couché-pas-bouger » digne de ce nom passé 21 heures.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Exodus : Gods and Kings

Un Ridley Scott, ça ne se rate pas.

En tous cas, à mes yeux de spectatrice acharnée, il aurait fallu plus de sept plaies pour freiner mon enthousiasme.

Pourtant, au départ, miser sur une histoire vieille comme Érode, connue dans le moindre recoin de la Terre Promise, et dont qui plus est tout le monde connaît la fin (c’est le Général Moutarde dans la bibliothèque avec le chandelier…), c’est pas gagné.

D’autant que moi, ma culture hébraïque se résume au Yom Kippour, et en ce qui concerne le catéchisme, j’étais plutôt au fond près du radiateur, voire ardente adepte de l’école buissonnière (buisson / ardent… vous me suivez ?…). Bref, pari risqué.

En fait, il y a trois catégorie de spectateurs pour ce genre de film :

  • les inconditionnels de Ridley Scott (dont je fais partie) qui y vont pour l’image et ne seront pas (trop) déçus

  • les 1ers prix de Torah qui passeront tout le film à en commenter les digressions et sortiront hilares, persuadés que ce cher Ridley s’est fait fourguer un scénario au rabais même pas authentique (mes voisins de gauche)

  • les fervents de l’école du dimanche qui, plus discrètement, penseront exactement comme mes voisins de gauche, mais n’en diront pas un mot (mes voisins de droite)

Vous aurez compris que les 2h31 de film n’ont pas été à la hauteur de ce que Gladiator m’avait laissé attendre.

Même si Ridley Scott a su entourer Christian Bale d’un casting plus que convainquant (Sigourney Weaver, Ben Kingsley, John Turturro…), on reste un peu sur sa faim à attendre « encore plus ».

Même si les effets spéciaux donnent bien le change, la 3D reste une option secondaire à mon avis.

Et quand on apprend que l’intégralité du film a été bouclée en 74 jours de tournage, on comprend mieux cette sensation de « pas fini » qui vous saisit au générique de fin.

Trop de paradoxes dans ce film à gros budget qui commence pourtant par une réelle profession de foi du réalisateur, pour finalement nous présenter Dieu comme un gamin colérique et buté.

Probablement que si j’avais été plus assidue au caté, j’aurais compris.
Mais là, non, vraiment. J’ai pas saisi.
Dommage.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Le Hobbit III : la bataille des cinq armées

Moi, quand je vais au cinéma, c’est pour en prendre plein la vue. Ou alors à défaut de grand spectacle, il faut que le scénario soit très bon. Là déjà, je partais avec une relative sérénité sur ces deux points.

Et comme je déteste me sentir larguée dans le suivi d’une saga, je révise avant et je me retape si besoin les versions longues des opus précédents, histoire d’être incollable une fois dans la salle.

Donc là, j’ai bien fait mes devoirs, et me suis régalée devant les deux premiers « Hobbit », ne regrettant qu’une chose, c’est que mes trolls à moi, bien plus avenants que ceux du film, soient trop jeunes pour pouvoir en profiter à mes côtés.

Qu’à cela ne tienne, j’avais bigrement bien fait de revoir mes classiques avant THE final du Hobbit. Lunettes 3D sur le nez, j’ai décollé.

Et dans tous les sens du terme.

Je me suis retrouvée recroquevillée sur mon fauteuil, genoux pliés et pieds cherchant vainement une issue confortable, battant l’air à l’occasion d’un direct elfique dans les roupettes d’un Orque ou d’un troll, cramponnée comme une malheureuse à ce qui était supposé être les accoudoirs du fauteuil d’à côté. (Une chance, il était vide…)

Le cinéma comme j’aime, avec des effets spéciaux plutôt réussis, un scénario carrément bien ficelé, un casting tip-top que moi aussi j’aurais bien craqué pour le nain si seulement j’avais su me battre comme une Elfe, juste ce qu’il faut de pointes d’humour, et une bande son toujours aussi prenante. J’ai adoré.

On prend une vraie leçon de cinéma « de divertissement », avec le budget certes ad hoc, mais sans les insertions marketing pénibles que l’on retrouve de plus en plus dans les James Bond et autres sagas à succès. Et c’est tant mieux parce qu’un Orque avec une Rolex, ça l’aurait beaucoup moins bien fait.

Nos amis poètes et doux réveurs auront à cœur d’aller dans la salle d’à côté, histoire d’éviter les visions trash de certaines scènes de combat, chorégraphiées comme des ballets et qu’il faut savourer comme tels.

Quelques petites erreurs de raccord mises à part (mais là, c’est l’œil de la cavalière qui a joué…), c’est un superbe sans-faute pour l’œuvre de Tolkien, que l’on aurait presque envie de lire finalement. (Oui, je l’avoue : jamais réussi à dépasser la page 23 du Tome 1…)

Alors en ce qui me concerne, je vais remettre sur mes étagères les versions XL du Seigneur des Anneaux, disparues en 2010 dans les valises de mon Sauron perso, histoire d’enchaîner avec élan vu que ce dernier opus du Hobbit prépare si bien le terrain de sa suite. Et parce que mon petit doigt me dit (bien que Peter Jackson s’en défende…) que, tout comme pour Star Wars, il se pourrait bien qu’on nous sorte de derrière les fagots une version intermédiaire sur les aventures de Gandalf et de Legolas entre la fin du 3ème « Hobbit », et le début du premier « Seigneur »…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

Hunger Games : La Révolte (Partie 1)

Bon, alors là, devant la Terre entière, je plaide coupable. Si si. La Terre entière.

Coupable de jugement hâtif, d’idée préconçue et de délit de sale gueule (que certains traduiront par « jalousie féminine »).

J’ai clamé haut et fort, et ce depuis la sortie du tout premier « Hunger Games » que Moi, vivante, je n’irai jamais perdre mon temps devant un film pour ados en poussées hormonales et qui préfèrent se prendre pour des warriors dans une salle obscure que réviser leur bac blanc ou investir dans un Bescherelle.

Que cette joufflue brunette même pas séduisante ferait mieux d’aller se rhabiller plutôt que perdre son temps (et le notre) à essayer de nous faire croire à un scénario poussif et terne avec des amourettes débiles sans même un coin de pectoraux à se mettre sous la paupière.

Que je préférai me casser un ongle que de trahir Lara Croft au profit d’une midinette à la tresse toujours du bon côté.

Et bien j’avais tort.

Le teaser du troisième Opus n°1 (car il va bien entendu y avoir un troisième Opus n°2, comme pour ce cher Harry) m’est passé sous le nez à l’occasion de je-ne-sais quel passage au cinéma. Étonnée je fus.

Quoi ?! Une bande son prenante ?! De l’action ?! Une trame palpitante ?!

Non, je dois me tromper. Ils ont du planquer une pub Clearasil dans un coin du film, et bien éviter de la montrer dans la bande annonce.

Mais comme je suis une perfectionniste (ce que mon ex appellerait autrement et de manière bien moins poétique), j’ai voulu voir de moi-même.

Me voici donc écumant les rayons du Carreclerc local pour y trouver les Épisodes 1 et 2, en vain. Moins cultes que les Star Wars, Hunger Games fait partie de ces films que l’on ne trouve « plus que » sur le net. Ou chez des amis compatissants. Merci Alex pour ta compassion.

Je me suis donc enquillé les deux premiers modules, histoire de savoir à qui j’avais à faire, dans mon salon, sous ma couverture fétiche pour vendredis soirs tranquilles, trolls absents, glace au caramel et tisane amincissante sur la table basse.

Et je me suis régalée (la glace aussi était bonne…), mais là n’est pas le sujet.

Inutile de vous dire que j’ai attendu la séance du lendemain avec moult impatience, me votant pour l’occasion un budget bonbons, et parée à en découdre avec ce vilain méchant Snow qui joue au Bon Dieu avec sa populace.

Fidèle aux deux premiers, le n°3 n°1 assure un max. Moins d’action cependant, si j’en crois l’absence de crampes aux mollets pendant les 123 minutes du film.

Clairement, la trame du n°3 n°2 se met en place. L’héroïne est moins omniprésente au bénéfice des seconds rôles, court beaucoup moins (et nous aussi du coup…), et le scénario laisse davantage la part belle aux émotions et cas de conscience qui peuvent envahir les différents personnages. Et ça, c’est top. Personnellement, j’ai apprécié cette approche assez différente des deux précédents opus encore tout frais de la veille.

Mais l’esthétisme reste de mise avec une image très soignée bien qu’assez monochrome du fait du contexte, de bien jolis moments, une bande son qui donne envie de rester jusqu’à la fin du générique, et quelques petites perles qui prêtent quand même à sourire.

On prend fait et cause pour LA cause.

On se prend à rêver nous aussi de rébellion et de révolution. Mais à notre échelle.

Tiens,  à partir de demain, ce sera beurre salé dans le frigo.

Bref, on décolle et on cautionne.
C’est bon, c’est beau, et c’est bien fait.

Jennifer Lawrence, qui m’avait déjà convaincue dans X-Men (la schtroumpfette des 2 et 4, c’est elle !), confirme si besoin était que pour une joufflue brunette même pas séduisante, elle assure un max en séduction. Et finalement, c’est joli les pommettes un peu hautes. Et puis la tresse, ça revient à la mode.

Elle éclaire d’un jour nouveau, épaulée sur ce terrain par Scarlett Johansson, les tapis rouges d’Hollywood, et démontre si besoin était qu’il n’est pas besoin de faire du 34 pour être sexy à souhait. Oui, de jolies formes sur les hanches, ça fait aussi craquer le tout Hollywood. Et Liam Hemsworth. Non mais.

On pourrait presque lui trouver un rôle humanitaire vis à vis des mangeuses de mouchoirs en papier, à la Katniss. Pour une fois qu’une héroïne a des cuisses plus charnues que mes avant-bras…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

DRAGONS II

Depuis « Peter et Elliot le Dragon », j’attendais un film qui me fasse de nouveau vibrer pour ces grosses bébêtes au parfum barbecue.

Ce fut le cas avec le premier topic « Dragons » sorti en 2010, extrait de la série de livres pour enfants « Comment entraîner ton dragon ». Bien que l’ayant découvert sur le tard, et en 2D seulement j’avais bien aimé, été séduite par les personnages, l’originalité de l’histoire, et tout et tout.

Donc là, la version II était attendue de pied ferme, d’autant que cette fois, mes trolls seraient assez grands pour être de la partie, lunettes 3D sur le bout du nez et fessiers calés dans les réhausseurs, vessies vidangées, silence imposé.

Et on en a eu pour notre attente !

Ne serait-ce que pour les 10 premières minutes du film qui nous filent le vertige à grand renfort d’une 3D parfaitement maîtrisée et utilisée à point. Commencer sur une espèce de match de Quidditsch à la sauce Basque où les moutons-cognards hilarants n’ont rien à envier à leur homologue britannique Shaun, est sportif et osé, mais amène direct dans l’ambiance aérienne du film.

La bande son est elle aussi pour beaucoup dans la réussite de ce petit moment de bonheur ou l’on se prend nous aussi à vouloir maîtriser d’un seul mouvement de la main la bête sauvage qui nous sert de (au choix) chat/chien/hamster/poisson rouge à la maison.

Et s’il faut pour ça s’amputer du pied gauche, qu’à cela ne tienne !

De toutes manières, le chat/chien/hamster/poisson rouge que l’on essaye vainement de dompter depuis des mois a déjà commencé au quotidien, doucement mais sûrement, à nous rogner les orteils, alors…

Tout y est.

Du scénario bien ficelé qui trame d’un bout à l’autre une réelle aventure fantastique, à l’image qui fait la part tellement belle aux décors qu’on nous les ressort au générique final (moi j’ai bien aimé, mais les trolls moins, qui attendaient des scénettes…), en passant par la morale, sauve (« Faut pas faire chier le cow-boy noir »), avec plein de bons principes éducatifs disséminés de ci de là et qui pourront en toute efficacité être ressortis au besoin à vos chérubins joufflus et turbulents (« Ici l’Alpha, c’est moi! ») et au passage vous rassurent aussi un peu sur les limites de votre pouvoir (« les petits n’écoutent personne, pas même l’Alpha »).

Je ne donne que mon avis d’adulte me direz-vous ?

Que nenni !!

Mon panel « scolaires moins de 10 ans » à peine descendu du Kangoo (rebaptisé pour l’occasion « Crocmou ») est déjà dehors à courir partout, ailes déployées, pour sauver les dragons de notre clan, après m’avoir demandé de leur trouver la série de livres pour leur bibliothèque. Alors si en plus ça leur donne envie de lire, moi, je cautionne un max !

Je vais aussi garder un oeil sur les moutons du voisin, des fois que l’idée germe dans la caboche de mes trolls de mettre en pratique ce qu’ils ont vu sur écran…

Bref, un vrai bon moment à partager en famille, clairement tous publics que j’adorerai même revoir toute seule, juste pour le fun.

C’est simple, j’en ai oublié que c’était un film d’animation et m’attendais presque à trouver le nom des acteurs au générique (et des dresseurs de dragons, of course).

D’ailleurs, je suis impatiente de voir ce qu’ils vont faire du troisième Opus…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…