Tous les articles par Céline Bourdès

BELLE ET SEBASTIEN

Ah… Mehdi… Sa gueule d’ange… Son petit sourire en coin (je le soupçonne d’être à l’origine de mon addiction aux rictus-en-coin…)… Son gros papouf tant envié, plus obéissant que Poly, plus câlin que Elliot le Dragon, et plus baveux qu’un Minion…

Je ne pouvais pas, en toute conscience, passer à côté du remake de « Belle et Sébastien » sans aller, moi aussi, me caler dans un fauteuil profond et savourer chaque minute de cette si belle histoire sur laquelle j’ai fantasmé de mes 5 ans (Belle et moi dans la montagne, moi et Belle contre les méchants, Belle et moi jouant dans le ruisseau…) à mes 12 ans (Sébastien et moi, Moi et Sébastien dans la montagne, Sébastien et moi contre les méchants…).Aussi, j’ai calé mes deux trolls sur le siège arrière du Kangoo, et pendant les 20mn qui nous séparaient du cinéma, j’ai entrepris un briefing complet accéléré sur le basique de cette merveilleuse histoire.

Au début, ils ont eu l’air dubitatifs. Pas facile pour eux en effet de ne pas douter d’une histoire tellement vieille qu’à l’époque la télévision couleur n’existait pas. Camille s’est même inquiétée de savoir si, sur cette époque pré-glaciaire, les voitures roulaient déjà.

Julien, lui, a tenu à s’assurer que le film serait bien en couleurs. Sait-on jamais.

 

Bref, calibrés pour l’occasion, nous nous laissâmes porter…

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. D’un film aux images superbes (pardon, on dit « décors naturels »), aux acteurs authentiques (Ah, Tchécky Karyo…), à la trame simple et morale…

Simple ? Non ! Dans mon débriefing, j’avais omis d’assurer la leçon accélérée sur la Seconde Guerre Mondiale à mes deux écoliers de 9 et 6 ans.

Cet oubli magistral de la maman prévoyante que je suis fut fatal à la bonne compréhension du film pour Julien (le cérébral) qui contrairement à sa petite sœur ne s’est pas contenté de voyager à travers les images d’une amitié sans failles entre un petit garçon et son chien.

Il attribua ainsi le rôle du méchant au gentil docteur résistant, « puisqu’il part en montagne avec des gens et en revient seul, c’est qu’il les y a volontairement perdus, c’est sûr ! », et a mis plusieurs jours à accepter l’idée que les marcheurs devaient absolument passer de l’autre côté de la montagne pour franchir une frontière invisible qui leur sauverait la vie. Parce que c’est connu, une frontière, y’a forcément un grillage et des barrières. Sinon, c’est pas une frontière.

Ne commettez donc pas cette grossière erreur d’imaginer un seul instant que vos enfants se contenteront de survoler la trame du film et préparez-les un minimum… Ils en apprécieront davantage ce film magnifique.

Quant à vous, les parents, ayant saoulé votre entourage avec la chansonnette toute votre enfance « beeeeeelle, tu es si beeeeeeeelle qu’en te trouvaaaaaaaaant, je t’ai aimééééééééé », vous subirez la version 2013 (chapeau bas, Zaz !) sur le trajet retour, le bain du soir, le repas, le coucher, le réveil, et ce pour les 15 jours qui suivront la projection au moins. Un juste retour des choses…

Mon dernier conseil : pour éviter d’avoir ensuite à éplucher les petites annonces pour y trouver la maison avec graaaaaaaaaand jardin pour y accueillir le superbe Montagne des Pyrénées de 80kgs nouvelle mascotte de la maison, je vous conseille de les démarabouter par un flashback sur Nemo. Si si. Plus évident à gérer, un poisson rouge…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

LA REINE DES NEIGES

Période de Noël oblige, on se devait d’aller, en famille, se goinfrer de pop-corn devant un bon Disney. Lunettes 3D dans la poche, me voilà partie pour « la Reine des Neiges ». Des échos outre-atlantiques m’en avaient dit le plus grand bien, alors mon petit esprit critique ne fit qu’un bond et se devait d’aller vérifier de visu ce « retour de Disney » dans la cour des grands.

 

Deux belles princesses, dont une qui a un pouvoir sur les cristaux de glace, un beau prince, des personnages hilarants… Tout est en effet réuni pour y croire, ne serait-ce que pendant l’heure 36 du film.
Mais bien que j’en sois ressortie avec d’un côté une trollette qui a décidé de trouver « une robe bleue comme la Reine pour aller à l’école », et de se faire bâtir une maison en glace à Irunaga, et de l’autre un troll hilare à en tomber de son fauteuil devant Olaf, le bonhomme de neige inattendu et drôlissime (je l’ai échappé belle : aucun des deux n’a relevé le profil des trolls du film pour me reprocher leur surnom…), étant moi-même je l’avoue conquise par Sven le renne (qui doit incontestablement avoir un lien de famille avec mon chien Gribouille) (c’est décidé, prochain élevage, ce seront des rennes!), je n’irai donc pas, dis-je, jusqu’à clamer haut et fort que nous avons là un « bijou » Disney. D’autant que malgré le sujet qui pouvait apporter une vraie plus-value 3D, on reste un peu sur sa faim sur ce terrain là. Aussi.
Désolée, mais mon grand âge fait que j’ai été habituée à mieux, il y a de ça quelques poussières d’années.

Le scénario est pourtant top, bien ficelé, bien amené. Des méchants juste comme il faut. Des gentils tout plein. Des situations d’aventure, d’autres cocasses, des sursauts de frayeur (si si, la trollette à ma droite s’est cramponnée deux ou trois fois à mon bras, m’obligeant à une posture ridicule pour amener le pop-corn de ma main à ma bouche…). Juste ce qu’il faut de réalisme pour qu’on y croie (un peu). Mais toute cette belle alchimie a été polluée par la partie « broadway » du film.

Les mélodies un peu trop gnangnans pour moi (mais « vraiment trop belles les chansons ! » pour une trollette de 6 ans) m’ont sorti de mon doux rêve, malheureusement. Parce que non seulement elles sont belles, les princesses, mais en plus elles peuvent se baffrer de chocolat tout en entrant dans leurs robes de bal taille 32 fillette, et pour finir elles chantent comme des rossignols.

Non, franchement, ç’en est trop ! Imaginez « Blanche Neige » avec la mélodie de « Mon Prince viendra » qui réapparaît de bout en bout dans le film, c’est lassant. Ben là, malgré tout le talent que je reconnais aux compositeurs et interprêtes, c’est too much.
En fait, j’aimerai revoir le même film, mais sans les chansons syouplé. Ou alors avec quelques chansons plus trash, histoire de garder tant soit peu les pieds sur terre et faire en sorte que la magie Disney puisse opérer, comme à ses débuts, tant sur les moins de 12 ans, que sur les plus de 30.

J’en retiens pourtant de sacré fous rires devant mes deux héros du film, à savoir Olaf le bonhomme de neige et Sven le rennes, avec une petite préférence pour le second. Si si. Il est terrible. Vraiment.

Mais la meilleure critique pour ce genre de film, quoi que j’en dise, reste quand même la petite phrase ensommeillée de ma trollette ce matin au réveil « tu sais maman, le film hier avec les princesses, il était trrrrrrrrrrrrop bien ! ». Il ne me reste plus qu’à me taire, donc.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

THOR 2

Donc Thor, le retour de la revanche du planteur de clous.

Ca fait un moment que je l’ai sous le coude, mais vous vous doutiez bien qu’un film avec un beau blond bodybuildé en jupette, qui plus est le roi du marteau, je ne pouvais pas rater ça !…
Donc, parée de mon quant-à-moi-même, avec l’air détachée d’une adolescente se rendant à un concert de Justin Bieber, me voilà cramponnée à mon fauteuil, attendant la séance avec 40mn d’avance.

Un vilain-jaloux m’avait refroidie sur la qualité du Thor 1, qui était à l’époque sorti loin de mes yeux et mes oreilles, accaparée que je devais être à ce moment-là par quelque conflit interplanétaire ou autre montage de boxe. Bien entendu, la diffusion télé dudit « bide à la testostérone » (vraiment jaloux, le vilain-jaloux !) avait balayé toute critique et remis à sa place de demi-Dieu celui qui, à l’aube de visualiser le Tome 2, avait grimpé un échelon vers la divinité dans mon petit cerveau de presque blonde.

Donc, j’ai vu.
Un peu déboussolée par ce monde magique où les mâles virils arborent fièrement des cornes que d’autres ici-bas se donnent beaucoup de mal à cacher, je cautionne néanmoins la qualité d’images et d’effets spéciaux (une scène mise à part qui a du être fignolée à la va-vite par un stagiaire de chez Buff…), et le scénario qui redonne au vilain-méchant des Avengers une vraie personnalité que, moi en tous cas, j’avoue avoir bien apprécié (Que celle qui n’a jamais fantasmé sur une crapule me jette le premier marteau !), et replace dans la lignée magnifique des Marvels l’épisode 2 d’un Thor toujours aussi bien bâti (comme le prouve une scène hélas trop courte mais qui a le mérite d’exister), et laisse entrevoir un Episode 3 dans lequel on pourrait se prendre à rêver d’apercevoir un coin de son Divin Postérieur.

Quant à Thor (Ahhhhhhh, Thooooor !…), je lui prêterai bien ma visseuse, pour voir ce qu’il en fait. Parce que le manié du marteau, il maîtrise, le bougre.

Nathalie Portmann ?… Oui, bon, ok, elle est pas mal non plus, mais ne perdons pas de temps en détails futiles.

Une étape de plus dans le processus d’addiction aux Marvels, avec les apparitions ponctuelles de personnages des Avengers, d’Ironman, et un rappel des faits bien agréable. On a vraiment l’impression d’assister à une multilogie de films rivalisant entre eux dans l’originalité et le grand spectacle.
Ben moi, du spectacle, j’en veux quand je paye une séance 9 Euros. Et avec les Marvels, j’en ai pour mon argent. Et avec Thor, j’en ai aussi en tête pour les semaines qui suivent.

« Chériiiiiiiiiiiiiii ?… Tu m’accompagnes chez Leroy-Merlin ?… »
Enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

Moi, Michel G., milliardaire et maître du monde…

Je ne suis pas fan des films d’auteurs, d’art et d’essais, voire tout simplement du cinéma Français. Un tort sans doute, si j’en crois ce superbe bijou découvert hier soir au détour d’une soirée improvisée pizza-home cinéma.
Pas de Super héro qui déboule pour sauver le monde. Non. Juste une chronique bien ficelée par Stéphane Kazandjian, montée comme un reportage dont aujourd’hui les chaînes à sensation nous abreuvent, et qui ne laisse pas indifférent à qui suit (un peu) l’actualité économico-politique française.

Pas de mise en garde du genre « toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite ». Non. Là, tout le monde est bien ouvertement rhabillé pour l’hiver, et les personnages sont si facilement identifiables qu’il n’est pas nécessaire de chercher bien loin pourquoi ce film est sorti en catimini sur une production indépendante, loin des réseaux habituels…

Moi, j’ai adoré. Peut-être parce que j’y ai retrouvé une partie d’état d’esprit de ma vie d’avant, quand j’étais encore la femme d’un jeune PDG aux dents longues et si soucieux du paraître et de son compte en banque.
Ou alors tout simplement parce que je me dis que ce n’est finalement qu’une parodie hilarante du monde dans lequel nous vivons. Autant de dérision donne du recul sur ce qui nous entoure et que l’on ne voit plus. On y voit soudain clair dans cet humour noir, et ça ne laisse pas indifférent. On ne considère plus les grands de ce monde de la même façon. On ne votera sans doute plus avec autant de légèreté.

Moi en tous cas. Enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

RIDDICK

Comme j’avais bien apprécié le 1 (Pitch Black), le 2 (Les Chroniques de Riddick), je misai sur le 3 (Riddick) pour poursuivre sur la lancée du belâtre nyctalope (non, ce n’est pas un vilain juron !!!!) et enfin cerner le pourquoi du comment du balèze Furyen.

Ce ne fut pas faute pourtant de reprendre une trame déjà un peu usée (après « c’est quand il fait noir qu’il y a des monstres », puis « c’est quand il faut diriger une société qu’il y a des vilains-méchants », on a droit à « c’est quand il pleut et qu’il fait nuit et qu’il y a du monde à diriger qu’il faut se mettre à l’abri des vilains-méchants et des monstres») mais là, le héros s’essouffle. Ses talents de nyctalope (mais non, j’vous dis ! C’est pas un gros mot !) ne tiennent pas la distance dans la salle obscure.

Le scénario lui a cependant rajouté du texte, mais il avait fort à faire pour contrer la réplique célébrissime du n°2 (« une fois que j’aurai fini mon thé, je te tuerai avec cette tasse »). Alors on lui a trouvé celle qui devait rendre mémorable le n°3 « une fois que mes chaînes seront défaites, je te tuerai dans les 5 secondes». Mis à part nous confirmer que, oui, Richard B. Riddick (« B » pour Barjabulle ?) tient toujours ses promesses, les dialogues plats et annoncés ne soulèvent guère le niveau.
Ni effets spéciaux fabuleux, ni images superbes… Le film nous mène de bout en bout sur une monochromie usante et une trame désespérément vide.
C’est dommage, parce que y’avait quand même matière à.

Alors mon conseil : attendez que ça sorte en DVD, achetez-le, et il viendra se ranger sur vos étagères aux côtés des deux premiers, juste pour vous rappeler que, ceux-là, ils étaient bien ficelés.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

ELYSIUM

Ah… Matt Damon… Jason Bourne qui escalade des ambassades, tue tous les méchants et garde son petit rictus craquant pour le plan final…
Ben oui, je suis allée voir Elysium presque que pour lui. Presque, parce que Jodie Foster, ben moi je cautionne un max aussi. Et que franchement, je me suis dit que ça devrait donner pas mal, les deux dans le même film.

Dans le même film, certes, mais pas sur la même planète. Et c’est là toute la base fondamentale du film. L’éternel Eden élitiste à souhait, qui bénéficie de technologies toutes plus tripantes les unes que les autres (j’aurais donné cher pour bénéficier de leur FreeBox LiveBox MedBox pour me réparer le poignet en grande vitesse en 2012), pendant que la plèbe se morfond sur Terre, dans la poussière et le chaos.
Bon, c’est de la science fiction en même temps. Alors demander à Neil Blomkamp de nous pondre un truc top original, c’est pas gagné. Ni Alien ni Matrix ne se sont construits en un seul opus après tout.

Moi j’avais misé sur Matt pour m’en mettre plein les yeux, et il s’est donné du mal, le pauvre. Mais les 20kgs qu’il a pris depuis le dernier Ocean’s ont quelque peu freiné sa marge de progression, et même s’il reste étonnamment attachant dans son personnage, ben je trouve que ça ne le fait pas trop.
Moi non plus, ma navette n’a pas réussi à atteindre Elysium. Elle s’est crachée en chemin, quelque part entre le fromage et le dessert.
Trop sombre, trop sec, trop contrasté, la trame était d’une évidence évidente, et le gentil sauveur du monde (élevé par les bonnes sœurs, hein!) trop gentil. Il a même râlé à la mort du vilain méchant. C’est dire.

Mais positivons cette expérience quand même : moi, je note que ses vérins, à Matt, ils sont bien plus balèzes et costauds que ceux que Renault a mis pour aider à l’ouverture du hayon des Kangoos. Alors s’il pouvait avoir l’obligeance de leur donner l’adresse de son fournisseur, Matt, pour que j’arrête de me prendre le hayon sur le citron une fois par an, ce serait cool. Parce que lui, ses vérins, avec tout ce qu’ils ont pris sur la pomme, ils ont tenu le coup. Pas les miens.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

KICK ASS 2

Kick Ass 2, parce qu’à 43 ans, on est presque trois fois plus ado qu’à 15…

Le Kick Ass 1, premier du genre « parodique post-apocalyptique pour ados très tardifs», était encore tout frais à mes petits neurones, puisque je ne l’ai découvert (honte à moi!!!) que très récemment à l’instar d’un quidam bien-pensant qui voulait parfaire ma culture des Super-héros avant que je ne commette l’irrémédiable et ne me lance dans mes délires de noms pour mes natifs d’Irunaga. Grand bien lui fit. Le 1 fut un grand moment, et depuis j’attends l’année des K, des H et des R avec impatience.

Alors le 2, pensez donc ! Je ne pouvais pas le manquer, et de bande annonce en affiches, date était prise.

Ce soir, je plongeais.

Outre rallonger ma liste de noms potentiels, je comptais bien retomber un peu dans cette adolescence que (et mes collègues de la LH ne me contrediront pas) je n’ai fait que survoler. Car oui, aussi surprenant que cela paraisse, j’étais une lycéenne studieuse et appliquée, moi. Enfin, appliquée surtout. Bref, quoi qu’il en soit, me voici maintenant avec plein de couleurs dans la tête, encore sous le choc (et ç’en fut un!) de la superbe perruque violette de Hit Girl qui m’avait déjà transcendée pour le 1 et a ce soir achevé mon ébahissement. Je veux la même.

Oui, je suis retombée en plein délire hormonal comme seuls savent endurer les ados mal dans leur peau et introvertis, quand ils se prennent à rêver et se voient porteurs de super pouvoirs et d’une indépendance affectivo-adulto-financière que jamais l’espèce humaine ne pourra réellement atteindre. J’ai eu une furieuse envie de savoir me battre comme cette gamine en jupette, j’ai adoré son jargon fleuri (et pourtant, moi, j’en connais!) que même dans les plus sombres et profondes des écuries qu’il m’a été donné de fréquenter, je n’ai jamais rien entendu de tel. J’ai cautionné (d’ailleurs, y’en a un à la maison) le pot à amendes pour jurons. J’ai apprécié en connaisseuse la plastique plutôt réussie de Kick Ass en pleines tractions sur un seul bras. J’ai détesté ces pétasses de lycée à la plastique parfaite et au rouge à lèvres trop impeccable. J’ai acclamé les vilains-méchants et leurs noms à coucher dehors.
Dommage cependant que le travers « ados » ait pris le dessus sur une trame qui aurait pu se contenter d’être juste terriblement drôle et décalée, et qui a laissé place à du gore du moins bel effet. Le tazer vomito-laxatif, bof.
Une parodie de bout en bout, certes. Avec l’inévitable enterrement (tout pareil que dans Spiderman), l’éternel méchant vraiment vilain et la chute finale qui ouvre droit à un numéro 3.

Les Super-héros ont été rhabillés pour l’hiver. La collection valait le coup d’oeil.
J’en connais une qui cherchait des idées de costumes pour Halloween… Toujours demandeuse ? Parce que moi, maintenant, j’ai plein d’idées;)
M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…

LONE RANGER

Bercée des années par le tonitruant « Ohhhhhh, Silver », claironné par mon papa, ce héro, lorsqu’il garait la 504 familiale, je me devais d’aller m’imprégner de la version 2013 de ce qu’il avait connu en série télé des années 50 (3000 épisodes quand même…).

Grand bien m’en pris.
Si l’on fait volontairement abstraction des lèvres siliconées de l’héroïne (Ruth Wilson) qui tranche un peu avec le casting, et que l’on se refuse à tiquer sur quelques incohérences, on passe vraiment un excellent moment.


Non seulement Johnny Depp confirme, si besoin était, qu’il a su imposer son style dans ses personnages (on retrouve clairement un peu de Jack Sparrow dans ce Tonto décalé et rénégat), mais le scénario, bien enlevé (pourtant pas vraiment innovant dans la catégorie Western) nous emporte de bout en bout, et l’on ne voit pas passer les 2h29mn de courses poursuites, pataclops et autres « pan-t’es-mort » .
Il est efficacement secondé dans sa tâche par un Arnie Hammer aux dents éclatantes (nous n’avons pas eu la primeur de voir le reste…). Ce fils à papa élevé aux Îles Caïman, entres autres, fait rapidement oublier son rôle du Prince Charmant dans Blanche Neige pour se consacrer de manière très pertinente à l’auto-dérision, qualité incontournable quand on tourne aux côtés de Johnny Depp.


Il est à noter l’exploit peu commun qui consiste à appliquer l’auto-dérision à tout le casting, chevaux compris. C’est pourtant chose faite, et je tire mon chapeau au réalisateur (Gore Verbinski, les 3 volets de « Pirates de Caraïbes », c’est lui…) qui après avoir relevé le défit de tourner avec des calmars géants, a accepté celui de faire grimper un cheval sur un toit. C’est fait, et bien fait. La bande son mérite également une attention particulière, reprenant pas mal de grand thèmes de « vieux » Westerns, et s’achevant sur une chevauchée héroïque des plus ad-hoc.


Bref, on passe une sacrément bonne soirée au fond de son fauteuil, et pour ma part, connaissant le soin apporté aux « Pirates » 2 et 3, j’attends impatiemment les prochains Lone Ranger.
Sur ce, je vous laisse. Je dois dire à Demoiselle d’arrêter ses pitreries et de descendre de son arbre… Mais moi, j’dis ça, j’dis rien.

MOI, MOCHE ET MECHANT 2

La bonne excuse, c’est la clim, parce qu’en juillet, ben fait chaud partout. Et en plus, c’est une directive de la santé publique de fréquenter les lieux publics climatisés. Alors nous, on obéit à la santé publique, et on est allé voir « Moi, moche et méchant 2 ». Et on a beaucoup apprécié la clim de la salle.


Le film, qu’en dire ?… Habituellement, emmener ses enfants au cinéma, c’est un peu comme une sortie au Mc Do : ce sont toujours les mêmes qui se régalent. J’ai donc pensé très très fort à cette génération de parents qui se sont tapés les concerts de Dorothée et des Musclés pour le seul sourire de leur chérubin, je me suis drapée dans ma cape de Supermaman prête à tous les sacrifices, et on y est allé.
Et j’ai A-DO-RE.


Heureusement, c’était l’heure de la plage, et les blasés que nous sommes avons apprécié que les quidam aient préféré s’entasser sur le sable brûlant plutôt que venir gonfler la file d’attente aux caisses, puis déballer leurs bonbons bruyamment vautrés dans les fauteuils. Alors nous, on s’est vautré, on a ri bruyamment, et on s’est baffré de pop-corn et de bonbons, parce qu’à la séance du jeudi 18h, ben y’avait que nous 4 dans la salle…


Ça a permis à Julien de se prendre de vrais bons fous rires jusqu’à présent réservés à quelques séquences choisies de l’Alinéa, à Camille de se glisser en version « express » aux toilettes et retour, en moins de 20 secondes, et à moi de mettre mes pieds nus sur le fauteuil de devant. Si si si, je l’ai fait. Et c’était bon.


Que dire de ce petit bijou de finesse, de second degré et de références contemporaines ? Apprendre que c’est un studio français qui a créé les minions et a réussi à donner à ces petites gélules jaunes autant d’expressions qu’à un visage de Louis de Funès, alors qu’ils n’ont souvent qu’un œil, et ni nez ni oreilles, ça a réveillé la chauvine qui dormait au fond de moi (mais bien bien au fond, hein!) et ma fibre patriotique était à son max en sortant de la salle (jusqu’à ce que je remonte dans la voiture et ses 45° emmagasinés au soleil du parking pendant que mes orteils prenaient le frais. Là, elle a fondu, la fibre…).
Mention spéciale aux 40 premières minutes qui ont failli avoir raison de ma continence, et ont eu le dernier mot sur celle de Camille, 5 ans ½, et de Julien, 8 ans 1/2.


C’est certainement pas pour le scénario qu’on était là, ni pour le casting vocal (des plus judicieux : Gad Elmaleh méconnaissable en M. Gru, Eric Cantona au top de sa forme , et Audrey Lamy comme à la maison !!!) qui collait pourtant de très près avec les personnages (encore que je n’aie pas vu le physique de Cantona récemment). Mais comment nier avoir passé un moment particulièrement hilarant, toutes générations confondues, sans avoir eu l’impression d’être en babysitting ?


Bref, moi, les minions, je veux bien en adopter quelques uns. Une petite centaine. Ou deux. De quoi gérer la maison, les écuries, et nous offrir de vrais bons fous rires, aux trolls et à moi. Vous, je ne sais pas. Mais moi, j’attends le numéro 3.
Enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

WOLVERINE

Bon, ok, je ne partais pas objective sur ce coup là, je l’admets. Mais je ne connais pas beaucoup de femmes qui passeraient 2 heures face à Hugh Jackmann juste pour l’entendre parler de physique quantique (bien que son physique soit de loin le plus quantique que j’ai eu à contempler depuis Superman).
Donc j’y suis allée….


On nous avait promis un Wolverine plus introverti, en pleine souffrance sensivo-affecto-émotionnelle. Réussi. On se trouve devant un « M. Tout-le-monde » qui nous ramène nos problèmes de la maison au cinéma, et dont les lames d’adamantium sont moins tranchantes que les couteaux céramiques des maîtres Sushis qui se mettent en travers de sa route.


Notre Wolverine dont les grognements et autre borborygmes me font habituellement vibrer, a retrouvé son costume de Jean Valjean, et se complaît à nous asséner son regard de chien battu (ce qui, entre nous soit dit, n’est pas son atout charme majeur).


Parce que ça, par contre, on veut nous dépayser, c’est sûr. On en bouffe du poisson cru, de la nouille à la baguette, et autres clichés du genre « au Japon, y’a pas de chaises. On mange tous à genous », ou encore « le karaté est le sport de rue japonais par excellence ». De la même manière que les ricains nous parachutent un subtil mélange d’accordéon, de baguette et de béret à la moindre apparition d’un français dans leurs films à gros budget, là, on a droit à la totale, mais version niponne, Et j’avoue que c’est usant. D’autant qu’il semble que, tout comme les stéréotypes de rues pavées en France, les scénaristes se soient bornés à transposer certaines traditions d’un continent à un autre, zappant au passage l’infime mais néanmoins important détail culturel qui veut qu’au Japon, le deuil se porte en blanc, et non en noir. Mais ce n’est qu’un détail.


Bref, on en sort un peu sur sa faim, après un scénario cousu de fil blanc qui jongle entre Goldorak et Lost in Translation. J’ose espérer que le X-Men en tournage sera un peu plus viril que cette version édulcorée dont l’aspartame m’a laissé un drôle de goût en sortant. Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…