Bohemian Rhapsody

Après m’être refait coup sur coup « Moulin Rouge », « Chevalier », et l’incontournable « Wayne’s world », j’ai enfin trouvé le temps de filer me lover dans un fauteuil moelleux, un paquet de bonbons à la main, pour me repaître enfin de VRAI son après une semaine un peu chargée.

Dans la salle, que du grisonnant. A croire que les moins de 45 ans ne savent pas ce qu’est une bonne bande son. Du coup, je me suis sentie un peu seule avec mes bonbons, mais qu’importe ! Je n’étais pas là pour reluquer la salle. Et grand bien m’en fit puisque le spectacle était vraiment sur la toile, à grand renfort de paillettes, de costumes dans la plus pure lignée 70’s puis 80’s (du pur Mercury’s quoi), de too much à volonté. On en prend plein les yeux, et les oreilles, et le pire c’est qu’on en redemande.

Çà et là, quelques pépites sont distillées, planquées à destination de ceux qui auront la subtilité de les débusquer. Ma préférée est sans conteste Mike Myers en agent sans flair réfutant Bohemian Rhapsody. Les vrais amateurs de « Wayne’s World » apprécieront toute la finesse de sa répartie, quand on sait qu’en 1992, c’est lui qui a ému le groupe en leur demandant l’autorisation d’utiliser leur morceau dans son film quelques mois après la disparition de Freddy Mercury, et a permis au tube (alors oublié) de devenir numéro 2 des charts aux USA. Joli clin d’œil.

Le reste du film est à la hauteur de la Diva qu’était Freddy Mercury : emphasé, démesuré, et touchant dans sa perdition. En bonne « ménagère de plus de 40 ans », je ne connaissais pas Rami Malek (les séries B, c’est pas mon truc…). Pourtant, la façon dont il s’empare de la personnalité du rocker est bluffante. Pas étonnant que l’atmosphère ait été électrique sur le tournage… Et quand on sait que « Borat » était pressenti initialement pour le rôle, on en frissonne de soulagement.
L’accent est particulièrement soigné sur le lien fort qui relie les membre du groupe (on sent bien que le sujet a prêté à débat…), et même si le rôle central et fédérateur du chanteur reste évident, avec tout le talent du monde, Freddy Mercury sans ses musiciens n’aurait jamais été Queen. Rendons-leur justice : ils ont bien fait d’insister pour prendre une vraie place dans le biopic.

Je suis pourtant sortie de la salle un peu sur ma faim, malgré mon paquet de bonbons. J’en attendais un peu plus qu’une longue description de sa descente aux enfers, puis retour sur le Live Aid.  Ça a beau avoir été « la plus grande performance live de tous les temps », sans tomber dans un voyeurisme sordide, quid des 6 dernières années qui furent également prolifiques ?

N’empêche que je vais filer la dégoter, l’intégrale, pour la passer en boucle à fond. Entre deux CD de Abba. Ou de Bonnie Tyler. Et mes trolls, ils chanteront à tue-tête avec moi dans la voiture. En secouant leurs cheveux.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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