Le Grand Bain

Une fois n’est pas coutume, c’est au détour d’un réseau social que je suis tombée sur la bande annonce de ce film plus que français dont l’affiche à elle seule est un tue l’amour garanti. Bonnet sur la tête, maillot moule-attributs, poils aux genoux et bourrelet en avant, nos héros sont loin de mettre en appétit.
Long est encore le chemin qui nous mènera à Aquaman…
Mais l’acidité des répliques et la justesse de l’ensemble donnent le ton et motivent à aller plus loin dans le plongeon. Alors, même sans Jason Momoa, on plonge.

Parce qu’on nous ressasse non stop qu’un rond ne peut pas rentrer dans un carré, mais qu’on a tous au moins une fois quand même essayé de prouver le contraire, on se sentira concerné par l’intro un peu décalée et pas forcément compréhensible de ce film qui avait sans doute bien besoin de ça pour se faire accepter sur le tapis rouge de Cannes par les critiques intellos et autres jet-setters de la Riviera.

Ceci dit, le casting soufflant et à contre-courant vous aide à surnager sur un scénario qui parfois tarde à reprendre son souffle. On se laisse quand même emporter par une bande son assez bien ficelée et une distribution particulièrement bien réfléchie, et on se retrouve  un peu dans ces vies banales que l’on voudrait laisser paraître toujours plus pétillantes, et dans cette passivité qui nous positionne en victime vis à vis du reste du monde qui nous entoure. Se prendre en main et se serrer les coudes, c’est bien là le message final de cette jolie fable du XXIème siècle. Finis les Golden Boys.
Cessons de nous apitoyer sur nous même et de noyer nos malheurs dans la pharmacopée à la mode. Je prends le grand plongeoir. Celui qui fait peur. Et je me la pète Esther Williams avec un maillot à paillettes. The show must go on. (Et Aquaman n’est plus très loin finalement…)

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

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