Ocean’s 8

J’avais besoin, après un mois entier à discuter du sexe de Oui-Oui (« Comment maman ?!!! Oui-Oui n’est pas une fille ?!… »), de qui, de l’éléphant ou de l’hippopotame, est le plus fort, ou encore de pourquoi les nuages d’orages sont-ils gris foncé, d’aller me perdre un peu dans une histoire 100% mauvaises filles, absolument immorales et parfaitement superbes.

Et qu’est-ce que ça fait du bien !

Alors, certes, on nous appuie bien fortement quelques sous-entendus pour être bien certains que l’on a bien compris que le frère dont on nous parle est bel et bien celui auquel on pense, le fameux « What else ?! » et aucun autre, histoire que l’on ne soit pas complètement larguée dans l’histoire et que l’on comprenne bien que ce scénario, tout comme les trois précédents, sera bien alambiqué à souhaits, plein de tiroirs et de bidouillages que même en essayant de les deviner, on n’en anticipe pas la moitié…

Alors on s’accroche, on se prête au jeu, on essaye de lire entre les lignes, on regrette le gout un peu trop prononcé de Sandra Bullock pour le botox, on s’étonne de la pertinence du casting tellement juste et ciblé, on admire le détachement de Rihanna qui a sans doute tiré des leçons de sa précédente expérience cinématographique auprès de Besson pour mettre de l’eau dans son vin et revoir son ego à la baisse, et on se laisse finalement porter par un film particulièrement bien ficelé, qui assure une relève pas facile à garantir mais néanmoins bien amorcée.  Et on se régale.

L’alchimie et les dialogues ne sont pas encore à la hauteur des opus masculins, mais on se trouve au final avec une vraie comédie efficace et dynamique, qui ne demande qu’à présenter sa version suivante.
Et moi, j’achète.

M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

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