Tomb Raider

J’ai fait partie de ces précurseurs qui ont connu le jeu avant le film, et  le nom de Lara Croft avant de connaître celui d’Angelina Jolie. J’ai été formatée par cette dernière à attendre une Lara imperturbable, au top de ses réflexes, avec une plastique à rendre jalouse Eve Mc Pherson. Alors la version 2018, je l’attendais de pied-ferme.

Les paris étaient ouverts dans la voiture, pour deviner si cette ballerine suédoise reconvertie serait à la hauteur du personnage. Pas facile de passer derrière Angie (mais Brad, si tu es partant, je veux bien tenter le coup…). Ça demande beaucoup d’abnégation, un rien de volonté, et pas mal d’entrainement. Mais au final, elle assure grave la petite Alicia Vikander !

Elle parvient même à donner à ce personnage aseptisé et prévisible ce petit rien d’humanité qui lui manquait. Le côté « je ne maîtrise pas tout » qui le rend accessible à la ménagère de moins de 50 ans qui se prend à rêver le temps de l’heure 58 de film que, elle aussi, elle pourrait peut-être être une aventurière crédible, si elle s’en donnait la peine… (n’y voyez là rien de personnel bien entendu…).

Bref, il semble que le film soit légèrement boudé si on en croit la salle vide qui nous fut offerte pour la séance, et qui permit à mes trolls de laisser aller leur trop-plein d’admiration par des « Oh » et des « Ah », et des bonds sur les fauteuils à chaque revirement de situation (et il y en eut, des bonds…). Mais franchement, ce dédain n’est pas mérité.
Nous, on a bien aimé, vraiment. On est sortis de là boostés comme pas possible, la queue de cheval au vent et avec un goût définitivement avéré pour les marcels.

D’ailleurs, la chasse aux oeufs s’est transformée en quête archéologique, et Laurent Croft donnait la réplique à Lara dans le jardin. Prochain WE, c’est certain, les trolls vont ressortir le carcan et les flêches fabriqués pour HawkeEye…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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