Ready Player One

Certes, c’est un film pour ados, incontestablement. Mais quand on est une maman de geek en herbe de 13 ans, et qu’on veut ne pas être complètement larguée, il vaut mieux proposer à son chérubin des films dignes d’intérêt dans lesquels on essaye de s’immerger aussi. Les grands classiques, on les garde pour la maison. Mais les nouveautés, on se les fait en salle obscure, et on s’investit un peu.

Ce fut donc une sortie familiale, trollette d’un côté (les moins de 12 ans seront sous bonne garde sur un passage « Shinnesque » du film qui fera frissonner les parents avertis que nous sommes -le troll, lui, n’a pas vraiment compris la référence et donc s’est contenté de survoler les scènes…-), et troll hystérique de l’autre. C’est marrant, pour une fois, pas de demande de pop-corn ou autres cochonneries à grignoter. C’est vraiment l’écran qui retiendra l’attention de mon hyperactif pendant 140 minutes. Un exploit.

Donc, nous plongeâmes.
Et si la 3D ajoute incontestablement un bonus à ce film haletant, le scénario limpide mais bien ficelé vous emporte de bout en bout et vous saisit vraiment dans les va-et-viens entre réalité « vraie » et réalité virtuelle. On suit, on apprécie, on se cramponne, on rajeunit à se remémorer -voire à expliquer- les subtilités du monde informatique des années 80 et ses cassettes de chargement, de ses jeux Atari, et de ses films cultes. Bande son et références d’une « Pop Culture » avec laquelle on a grandi (pour les plus vieux d’entre-nous…) achèvent de nous conquérir. J’ai même grillé un quarantenaire en train de se déhancher sur le générique de fin près de la porte de sortie.

La distribution, inattendue à souhaits, (comme seul Spielberg a le secret…) est juste et pertinente. Les effets spéciaux sont tout simplement parfaits, et les clins d’œils pour quarantenaires avertis méritent sans aucun doute une récidive ciblée tellement il y en a.

Notre journée, trop belle pour s’enfermer dans une salle obscure, a pourtant rempli ses promesses : mes trolls ont passé l’après-midi dehors dans le jardin, à revivre « pour de vrai » cette aventure virtuelle plus vraie que nature.
Comme quoi, la morale du film ne ment pas…

M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

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