Avengers 3 : Infinity War

Avant tout s’il en est besoin, je précise que je ne spoilerai pas. Non non non. Pas question. Plutôt mourir que d’avouer ce que je sais.

Comme les trolls et moi-même, vous irez contribuer de votre obole à la toute puissance des BlockBusters et aux 630 millions de dollars récoltés en moins d’une semaine par cet opus tant attendu, et comme nous vous en sortirez hystériques et trépignants. Nous tiendrons bon, le suivant arrive le 3 mai 2019. Plus que 368 jours…

Comme l’a dit un sage Troll qui siégeait sur ma droite : “Mince maman, j’ai pas vu passer les 2h43 !!!” (ce qui, pour un hyperactif, relève de l’inattendu…). Je ne suis pas certaine que son voisin de devant ait été dans le même état d’esprit, secoué en tous sens par les coups de savate, les sursauts, les cris et les scrogneugneus qui fusaient de la rangée derrière lui. En même temps, pour le prix de la 3D, on lui a offert une dimension supplémentaire avec vibrations et secousses… Pas de quoi se plaindre.

La trollette, elle, a moins accroché. Nul doute que l’absence au scénario de son héro toutes catégories, le ténébreux Clint Barton, a rangé Infinity War au rang d’épisode de Barbie Princesse et lui a ôté tout intérêt majeur…

Je la soupçonne néanmoins, en bonne fille de sa mère, d’avoir assuré l’interim de son petit coeur avec Steve Rogers, me demandant pour occuper notre WE pluvieux de reprendre sereinement les “Captain America : first Avenger” puis “Captain America : le soldat de l’hiver”, juste histoire de remettre les histoires dans le bon ordre. Ben voyons.

Bref, que dire de cet épisode 19 des Marvel ?…

Pour résumer, on en prend plein la vue, plein les oreilles, plein les zygomatiques. Ca tire de tous côtés, ça bastonne comme dans un bon vieux Western, il y a juste ce qu’il faut de suspense, de bons sentiments, mais aussi de mauvaises idées et de vilains méchants. On se cramponne de bout en bout aux accoudoirs, on sursaute, on s’agite, on tremble, bref, on vit complètement cette énième tentative de sauvetage du Monde.

On nous promettait de l’inédit ? Contrat rempli.

On voit passer pléthore de Super-héros, à croire qu’il y en a à chaque coin de planète. On ne se contente pas de sauver la Terre, on se balade aussi sur des étoiles de l’autre côté de je-ne-sais-quelle galaxie. Et c’est crevant tellement il faut s’accrocher à ce que l’on pense avoir réussi à comprendre. Sans rien dévoiler, le final nous met dans un état proche de l’hystérie. On en veut plus, on s’interroge, on tire des plans sur la comète…

Le scénario, superbement alambiqué, vous conditionne pour imaginer tout et n’importe quoi.

Reste à voir si les budgets continuent de monter sur le prochain, parce qu’à 300 millions le film, je vais peut-être proposer aux trolls de laisser tomber leurs études et les inscrire à l’Actor’s Studio.

Mais quoi qu’il en soit, on fera comme tout le monde : on attendra l’an prochain, et on se refera tous les autres, pour ne pas perdre la main.
Il va falloir que je mette ma DVDthèque à jour, moi.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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