The Greatest Showman

Un hiver qui n’en finit plus de ruisseler, une envie de sortir un peu du cadre habituel des blockbusters qui tiennent le devant du pavé, et puis une promesse de soirée avec Wolverine, il n’en a pas fallu plus pour me convaincre de consacrer ma dernière soirée de maman « Off » à l’obscurité d’une salle.

Alors on va commencer de suite par ce qui fâche un peu, à savoir le petit raté du film.
Parce que oui, il y a une chose qui a franchement déçu le bon public que je suis pourtant. Autant en effet je salue la gentille idée du réalisateur d’avoir tenu à éviter d’utiliser de « vrais » animaux sur le tournage, autant les éléphants sont (outre gigantesques) très bien réussis, autant les cavaliers qui se laisseront porter par le film retomberont violemment sur terre en accrochant de l’œil la cadence mécanico-rigide des faux-vrais chevaux que l’on voit passer en arrière plan des chorégraphies de cirque. C’est dommage, surtout quand dans le discours marketing diffusé sur tous les sites de cinéphiles on vante la qualité des images de synthèse. Franchement, c’est un bel échec numérique. Auraient mieux fait de s’abstenir.

Mais il faut rendre à César ce qui est à César : si lions, chevaux et autre bestiaux pixelisés sont un vrai ratage, je dois avouer que tout le reste, sans exception, est une belle réussite.

Hugh Jackman n’avait pas réussi à me convaincre dans les Misérables. Il semble que depuis il ait pris quelques leçons pour poser sa voix, qu’il a fort belle d’ailleurs. Convaincant et entraînant, il impose son rythme sur chacune des chorégraphies qui jalonnent le film et vous font à battre la cadence de manière instinctive.

On est transporté par une bande son rythmée et superbe, on se laisse emmener dans des décors improbables, et on reste envoûté par une atmosphère colorée et festive dont même les costumes sortent de l’imaginaire du réalisateur et donnent à l’ensemble une cohérence et une dynamique qui ne sont pas sans rappeler un certain film de 2001 qui réunissait merveilleusement bien Nicole et Ewan…
Zendaya et Zac Efron prennent parfaitement bien le relais, tant sur la piste de danse que sur le terrain lyrique. L’alchimie fonctionne à merveille.

Alors si vous avez le rythme facile, que vous aimez les belles histoires, que vous voulez vous réchauffer un peu les oreilles, et si vous avez aimé « Moulin Rouge », vous adorerez The Greatest Showman.

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien…

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