Wonder

Il est de ces semaines un peu compliquées, où vous prenez en pleine face toute la haine d’un voisin / d’un ex / d’un chauffard qui vous double par la droite sur un rond point avec un geste amical, et où vous donneriez n’importe quoi pour vous plonger dans un peu de positivisme et de bienveillance, ne serait-ce que pendant 111 précieuses minutes.

Habituellement, je ponctue ce genre de semaine par (au choix et selon l’intensité de la claque) le plantage de quelques piquets de clôture à la masse / une orgie de Miko-Daas aux Spéculoos / une soirée-jeux de société endiablée avec quelques amis triés sur le volet.

Ce soir, lasse de constater que le programme télé était désespérément plat, samedi soir oblige, et que l’acharnement à nuire de certains reste malheureusement vivace, je suis allée m’immerger dans une vague de positivisme avec Wonder.

Alors si, de prime abord, on se dit que le schéma “famille parfaite” est un peu gros, que la gentille soeur délaissée qui reste super compréhensive en pleine crise ado c’est pas super crédible, que des parents ultra dispo comme ça ça ne se peut pas, et qu’une équipe pédagogique à ce point réceptive nous, avec notre troll “différent”, on n’en a jamais vu, on veut s’y laisser prendre et y croire un peu quand même. Et contre toute attente, ça marche plutôt bien.

La bande son est bien agencée, le casting surprenant vient mettre en avant une Julia Roberts très convaincante en maman dévouée, et un Owen Wilson attachant en papa qui gère les crises familiales par l’humour. Quant aux moins de 18 ans, ils sont justes et parfaitement investis dans leur rôle.

Au final, si la maman qui est en moi a été bien contente d’avoir un paquet de mouchoirs dans son sac, la cinéphile a également bien apprécié cette jolie perle inattendue.

Un peu surprise de remarquer des enfants dans la salle, et pas certaine que le message passe avec les moins de 10 ans, mais si on pouvait garantir une bonne analyse du film à postériori, voire une conversation familiale sur toute la richesse de la différence, et l’acceptation de l’autre, ça pourrait valoir le coup d’y traîner nos trolls. Pour en faire de futurs adultes ouverts et bienveillants, et non pas des Trumps xénophobes.

Alors s’il y a trop de monde dans la file de Star Wars, et que vous avez quand même envie de vous envoler dans les étoiles et d’y croiser Chewbacca, prenez la file d’attente d’à-côté. Un jour, vos enfants vous remercieront de leur avoir ouverts les yeux. Et le coeur.

M’enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

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