Logan

Avec un sous-titre pareil, on se doute bien que ce sera là le dernier opus d’une looooooooooooooongue série des Wolverins (encore que la magie du cinéma et un gros chèque peuvent parfois ressusciter les plus morts des premiers rôles).
Un  rendez-vous à ne pas manquer donc, et nous étions quelques-uns à avoir eu la même idée ce soir pour l’avant-première Bayonnaise.

Certains  pensaient sans doute, comme Mme Emeyamendi assise à ma gauche avec son chérubin d’à peine une dizaine d’années, que le « Int -12 » était là pour les autres, de « -12 », et pas pour le sien.
Sauf que sincèrement, elle aurait mieux fait de le laisser à la maison devant Koh Boyard. Et vu comment par moments il se cramponnait à sa mère, je pense qu’avec un peu d’insistance et une bonne pizza, il aurait été d’accord. Et elle aussi.

Parce que franchement, James Mangold, il s’est pris pour Tarantino. Même les ricains, ils l’ont classé R le film (ie interdit aux moins de 17 ans non accompagnés). Entre les traversées de crâne par lames d’adamantium acérées, les décapitations, les empalades et autres réjouissances à l’hémoglobine, le premier rang a du en prendre plein la chemise. C’est bien dommage.

Pourtant, il y aurait eu de quoi faire propre et net, bien Marvellesque, et les 127 millions de dollars de budget auraient sans doute trouvé quelques effets spéciaux très « X-Men » à financer.

Au lieu de quoi, on plonge dans un polar sombre, aride, bien loin des uniformes très près du corps et colorés de Tornade ou de Mystic. La sauce prend quand même, certes, mais on est dans un autre univers que celui auquel on s’attendait, et ça peut déranger ceux qui viennent se X-Meniser. On découvre un Wolverin qui pense, qui a des sentiments, des regrets, que l’âge a durci, et qui se retrouve à babysitter malgré lui. Presque déstabilisant.

En revanche, belle découverte que ce petit brin de fille qui en a à revendre dans les scènes de combats, Dafne Keen. Pour un second essai à l’écran, elle s’impose comme une grande et saurait sans nul doute en imposer à nombre de maîtres sushi. Parait que c’est une ancienne gymnaste acrobatique. Il va peut-être falloir que je surveille ma trollette quand elle joue avec son couteau à beurre…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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