Dr Strange… You said Strange ?…

Réunissez un neuro-chirurgien à l’ego surdimensionné, un vilain-méchant qui a un super-mauvais anti-cernes, une troupe de bonhommes encapuchés qui se battent comme des ninjas, une cape volage aux accents d’animal de compagnie, et des effets spéciaux qui vous font passer ceux du dernier Superman pour des dessins d’enfants de maternelle, et vous aurez le dernier-premier opus de ce Dr Strange.

Et il envoie du lourd pendant 120 minutes, le bougre !
Indéniablement destiné à être visionné en 3D, je conseille aux personnes sensibles de se parer à coup de paracétamol ou autre anti-migraineux efficace avant d’entrer dans la salle. Une certaine scène pendant laquelle on se croit sous LSD risque même de vous faire vomir votre 4 heures.

Mais qu’est-ce qu’on en prend plein la vue !
Inception et autres Matrix sont irrémédiablement jetés aux oubliettes en ce qui concerne les effets spéciaux (redoutables), et on finit par en avoir le tournis, mais franchement, on en redemande !

Que dire du super-héro des salles d’op ?
Son regard que j’oserai qualifier de « pénétrant » a fait fondre la demoiselle assise à ma droite (si si si, je les ai entendus les soupirs « Rhââââ Lovely » dans les premières minutes du film !…). Moi, ma bienveillante attention lui était déjà toute acquise depuis Sherlock, aussi ai-je pu rester digne. Au moins quelques secondes de plus qu’elle. Enfin, je crois…
Saisissant de justesse, on se laisse prendre par son ego détestable, et on ne lui en veut pas du tout de crasher une Lamborghini comme un gros bourrin. On a même envie qu’il se prenne une bonne petite dérouillée pour se remettre les idées en place avant de gagner ses galons de sorcier gentil.

Et puis, ben on craque.
De petites répliques bien placées, un jeu d’acteur juste et subtil, quelques clins d’oeil appuyés aux autres héros de Marvel, et on plonge complètement dans le scénario trrrrrrrrrrrop bien ficelé.

Franchement, moi, je suis fan. Et même si certains critiques qui se croient obligés de voir du négatif dans un moment aussi divertissant que celui-ci appellent à regretter une fin qu’ils jugent bâclée, moi je dis que la fin, elle annonce bien comme il faut une suite que je serai la première à aller voir.

Et c’est pas parce qu’elle me promet d’y coller le grand blond en jupette et son Mjölnir. Non non non. Enfin, pas que…

M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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