Suicide Squad

Je me l’attendais celui-là, avec son teaser accrocheur, sa bande son indémodable et son casting de folie…

A croire que DC Comics entre dans la partie pour une loooooooooooongue série d’opus qui devrait nous faire bondir dans nos fauteuils même une fois qu’on aura notre carte vermeil en poche.

C’est donc avec mon cerveau débranché (avec le Joker dans les parages, ça limite la prise de risque), des bonbons sous la main (paraît que c’est bon pour lutter contre la douleur), et les lunettes 3D vissées sur le nez, que j’ai plongé à Gotham City.

Pour le moment, ils annoncent juste la couleur, histoire de positionner le contexte et les personnages et bien que la 3D ne soit vraiment appréciée que sur le générique de fin, on se fait plaisir si tant est qu’on accepte, ou pas, de débrancher un peu son cerveau. Un Comics ne se regarde pas comme un Truffaut, c’est certain.

Les deux points forts indéniables sont un casting exceptionnellement juste, et une bande son de malade qui vous fait ressortir vos classiques du fond de la boîte à gants une fois en voiture. Le scénario, sans grande originalité, vous balade de ruelle sombre en coins sordides pendant 123 minutes, et font passer les traverses obscures du Petit Bayonne pour des allées de DisneyWorld.

Les combats, certes bien orchestrés, restent longs et pas toujours très crédibles. Leur enchaînement fait un peu trop ressortir le « vas-y, ce sont tes 2mn de gloire » régit par des contrats béton et des salaires dont on préfère ignorer les montants. Mais chacun (j’ai bien vérifié) a droit à son temps d’antenne, et franchement, ça passe plutôt bien, d’autant que tous se sont réellement entraînés et que la rigueur est de mise pour que les acteurs soient réellement dans leur personnage. D’ailleurs, ils avaient même un psy disponible sur le tournage, histoire de refaire surface au clap de fin. Lui par contre, on n’a plus de nouvelles…

Quelques clins d’oeil sympas, deux ou trois répliques savantes, un zeste de repères pour ne pas perdre le fil entre les « classiques » et les nouveaux venus, et le tour est joué. On se laisse emporter dans ce tourbillon d’absurde et de folie douce, et on en redemande !

Si si si.

Certains réclameront sans doute un peu de rab de gros plans sur le short vraiment-vraiment petit de Margot Robbie (il faut avouer qu’il lui va tellement-tellement bien…), mais en ce qui me concerne, pas de torse musculeux à revendiquer. J’ai juste bien aimé l’ensemble, sans jupettes, sans Mjöllnir, sans cheveux longs, et avec Tshirts.

Une bonne cohésion de groupe, avec des vilains-vilains-méchants en face, y’a que ça de vrai.

C’est grave, Docteur ?
M’enfin moi, j’dis ça, j’dis rien.

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