WOLVERINE

Bon, ok, je ne partais pas objective sur ce coup là, je l’admets. Mais je ne connais pas beaucoup de femmes qui passeraient 2 heures face à Hugh Jackmann juste pour l’entendre parler de physique quantique (bien que son physique soit de loin le plus quantique que j’ai eu à contempler depuis Superman).
Donc j’y suis allée….


On nous avait promis un Wolverine plus introverti, en pleine souffrance sensivo-affecto-émotionnelle. Réussi. On se trouve devant un « M. Tout-le-monde » qui nous ramène nos problèmes de la maison au cinéma, et dont les lames d’adamantium sont moins tranchantes que les couteaux céramiques des maîtres Sushis qui se mettent en travers de sa route.


Notre Wolverine dont les grognements et autre borborygmes me font habituellement vibrer, a retrouvé son costume de Jean Valjean, et se complaît à nous asséner son regard de chien battu (ce qui, entre nous soit dit, n’est pas son atout charme majeur).


Parce que ça, par contre, on veut nous dépayser, c’est sûr. On en bouffe du poisson cru, de la nouille à la baguette, et autres clichés du genre « au Japon, y’a pas de chaises. On mange tous à genous », ou encore « le karaté est le sport de rue japonais par excellence ». De la même manière que les ricains nous parachutent un subtil mélange d’accordéon, de baguette et de béret à la moindre apparition d’un français dans leurs films à gros budget, là, on a droit à la totale, mais version niponne, Et j’avoue que c’est usant. D’autant qu’il semble que, tout comme les stéréotypes de rues pavées en France, les scénaristes se soient bornés à transposer certaines traditions d’un continent à un autre, zappant au passage l’infime mais néanmoins important détail culturel qui veut qu’au Japon, le deuil se porte en blanc, et non en noir. Mais ce n’est qu’un détail.


Bref, on en sort un peu sur sa faim, après un scénario cousu de fil blanc qui jongle entre Goldorak et Lost in Translation. J’ose espérer que le X-Men en tournage sera un peu plus viril que cette version édulcorée dont l’aspartame m’a laissé un drôle de goût en sortant. Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…

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