PACIFIC RIM

Pour mon premier samedi soir « off », ayant confié les trolls à leur grand-mère, j’ai voulu sortir. Faute de Wolverine (la semaine prochaine !!!!!!!!!!!), ou des Insaisissables (celle d’après !!!!!) ou encore de Lone Ranger (encore après !!!), j’ai choisi Pacific Rim. Battage médiatique, budget colossal (180,000,000 $!), illustres inconnus au générique… Bref, …j’ai tenté quand même.


Je suis bon public, certes, mais là, je crois avoir atteint mes limites. Si l’on fait abstraction des deux fois 5 secondes où l’on aperçoit le jeune premier torse nu dans sa chambre, et pour lesquelles on se dit que deux fois 5 secondes, c’est très court, le reste ne vaut certainement pas le billet d’entrée (+ les lunettes, évidement). A moins d’être un adeptes des paradoxes, on s’ennuie presque.


La 3D, banalisée, ne sert qu’à mettre en valeur la destruction massive de maquettes. Franchement, sur ce coup là, mon petit neveu fait aussi bien avec ses Légos que les studios d’effets spéciaux chaudement rétribués par Guillermo del Toro.


Les Jaeggers viennent filer un coup de vieux aux Transformers, rebutés au rang de simples Playmobils première génération, même si l’échelle des grandeurs est particulièrement fantaisiste et varie suivant le contexte d’un immeuble de 40 étages (dans les scènes de combats) à quelques dizaines de mètres (lors des transports aériens). Commandés par liaison neuronale (« la dérive » comme ils l’expliquent maintes fois au cours du film pour être sûrs que l’on a bien saisi le concept), ces giga-robots ont néanmoins besoin de boutons de commandes pour la moindre action, et leurs pilotes, en liaison cérébrale directe et partageant ainsi tout souvenir ou toute pensée de l’autre pilote, ont pourtant besoin de parler entre eux pour décider de la marche à suivre…


Les cousins de Godzilla venus d’une autre dimension ressemblent à s’y méprendre au Morgoth du Seigneur des Anneaux, et leur pathétique tentative d’invasion de la terre ne fera vibrer que les amoureux de notre écosystème. On se doute bien, rien qu’à leur gigantisme, qu’un seul pet de ces extra-terrestres pourrait en effet élargir irrémédiablement le trou de la couche d’ozone par son dégagement de méthane. On se demande d’ailleurs pourquoi ils s’adaptent via des armes chimico-magneto-puissantes, alors qu’un seul prout pourrait réduire à néant l’espèce humaine. Ils ont sans doute leurs raisons, mais nous ne sommes pas mis dans la confidence.


Enfin, le paradoxe des paradoxes, le chien du contre-héro. Le vilain-méchant-qui-est-quand-même-un-peu-gentil-à-la-fin a un superbe bouledogue français pure race, limite obèse, qu’il nourrit ouvertement à la cantine des héros-pilotes-de-jaeggers, en des temps de pénurie alimentaire et de rationnement généralisé. Ben moi, je me demande pourquoi dans le film personne ne l’a passé à la broche, le gentil Max. Il y en aurait bien eu pour une famille de 5 personnes.


Bref, je suis sortie néanmoins souriante, ayant pris le parti de compter les paradoxes, et ravie d’avoir passé 2h dans une salle climatisée. Mais la prochaine fois, je me contenterai du rayon frais de mon supermarché. Moins cher et tout aussi coloré. Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien.

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