IRON MAN 3

J’ai eu beau lire des critiques acerbes de spectateurs blasés qui s’attendaient sans doute à une surenchère supplémentaire sur le volet 3, pourtant je viens de passer un superbe moment, entre l’admiration devant les effets 3D sur bras musclés (si si si, ça donne un max !), les effets spéciaux façon feux d’artifices dignes d’un 4 juillet (n’oublions pas que c’est un budget américain…), et le scénario, une fois de plus plein de subtilités entre deux explosions d’arme de destruction massive.

C’est clair que si on se contente de regarder en 3D en ne fonctionnant mentalement qu’au premier degré, on risque d’avoir des déceptions.

Mais comment passer outre l’auto-dérision de Ben Kinsley qui n’hésite pas à bafouer son succès colossal dans Hamlet et à l’utiliser comme référence dans la bouche du vilain-méchant ?

Comment ignorer les angoisses ridiculement aberrantes d’un super-héro sauveur du monde contre de vilains extra-terrestres envahisseurs dans Avengers qui, pour l’occasion, redevient stupidement humain ?

Qui n’a pas eu envie de voir apparaître Steven Seagal au détour d’une scène quand, une fois n’est pas coutume, le Président Américain se trouve en situation délicate à bord d’Air Force One ?

Comment résister à l’envie de vous conseiller de rester jusqu’à la fin du long (trop long…) générique, pour ne pas manquer LA perle qui change tout et confirme l’intonation générale du film ?

Bref, si vous allez voir Iron Man 3, pensez à prendre avec vous vos lunettes 3D, votre sens de l’humour, et surtout, surtout, votre esprit de dérision, que vous associerez à un zeste de culture générale. Ça vous garantira une soirée bien déjantée.

(et restez bien jusqu’à la fin… Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien…)

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