JAPPELOUP

Pour la vieille garde que nous sommes, cavaliers des années 80, Jappeloup fut LA révélation.

Qui n’a pas assisté aux fabuleux duels Milton-Whitaker/Jappeloup-Durand ne peut que s’en mordre les doigts. Je ne nie pas avoir un peu appréhendé la vision du film « librement inspiré de… ».

Librement, je confirme, même si la trame reste proche de la réalité, on ne se retrouve pas moins au pays des bisounours, avec des méchants bien méchants, des gentils super gentils, et une ascension fulgurante vers les sacro-saints JO qui parait tellement évidente que l’on se demande pourquoi, nous, on n’y est pas arrivé avec Cachou notre poney D aux papiers OI.

Pourtant, une petite voix m’a glissé hier une vérité vraie : même quand on connaît la fin, on reste accroché depuis le début.

Et c’est vrai.

Parce que la part belle est faite à la qualité des images, à la justesse technique, à la bande son.

Parce que Guillaume Canet est parfaitement à l’aise dans son rôle de cavalier sur le retour.

Parce que Daniel Auteuil est très touchant dans son habit de papa sacrifié au bonheur de son rejeton, que l’on retrouve des visages connus du monde équestre qui se sont glissés dans de petits rôles.

Parce que l’histoire de Jappeloup à elle seule est un moment de rêve.

Parce que l’on veut y croire, à ce destin insolent qui ne frappe pas toujours les mêmes.

Et parce que c’est ça, la magie du cinéma.

Alors, pour les images superbes, pour l’histoire merveilleuse, et pour se remettre à rêver la prochaine fois que l’on se remet en selle, il faut aller voir Jappeloup.

Mais moi, j’dis ça, j’dis rien…

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